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Exemple de budget retraite : guide chiffré pour seul(e) ou en couple en 2026

Exemple budget retraite 2026 : tableaux chiffrés pour une personne seule et un couple, postes de dépenses, pièges à éviter et stratégies d'épargne concrètes.

Laura DuvalLaura Duval 18 minutes de lecture
Exemple budget retraite 2026 : combien d'€ par mois ?
Mon budget à la retraite

Un exemple de budget retraite pour une personne seule avec 1 200 € mensuels se répartit entre logement (550 €, 46 % du total), alimentation (280 €), charges (130 €), santé (60 €), transports et loisirs (100 €) et épargne de précaution (50 €). Pour un couple propriétaire avec 3 000 € cumulés, le logement ne pèse que 13 % du budget, dégageant une marge de 600 € mensuels. La clé est la structure des dépenses contraintes, pas le seul montant de la pension.

Construire un exemple de budget retraite réaliste, c'est anticiper le passage d'un salaire à une pension souvent inférieure de 30 à 50 %. En 2026, les retraités français doivent composer avec une revalorisation limitée (+0,9 % envisagé) et une possible modification de l'abattement fiscal de 10 %. Les dépenses évoluent elles aussi : certaines disparaissent, d'autres augmentent. Ce guide chiffré détaille deux profils types (personne seule et couple) et les pièges à éviter pour garder l'équilibre.

Anticipez ces changements clés et les enjeux de la retraite 2026 pour une planification sereine.

Ce qui change vraiment dans votre budget au moment de la retraite

Le passage à la retraite modifie la structure des dépenses bien plus que le simple remplacement du salaire par une pension. Les postes liés à la vie professionnelle disparaissent, tandis que d'autres, comme la santé ou le maintien à domicile, prennent du poids. En France, selon les données de la DREES, le taux de remplacement médian est d'environ 66 % pour un salarié du privé ayant effectué une carrière complète. Pourtant, le revenu disponible ne chute pas toujours dans la même proportion : les cotisations sociales et les frais professionnels baissent, tandis que la fiscalité s'adapte partiellement.

Pour ajuster son budget, il faut d'abord distinguer la pension brute de la pension nette. La CSG, la CRDS, la contribution de solidarité et, le cas échéant, l'impôt sur le revenu via le prélèvement à la source grèvent le montant versé. Un retraité touchant 1 500 € brut peut ainsi percevoir autour de 1 350 € net. Ensuite, la structure des dépenses se déforme : les postes contraints (logement, énergie, mutuelle) pèsent plus lourd en proportion, tandis que les loisirs et l'épargne se réduisent si la pension est modeste.

Les dépenses qui augmentent à la retraite

Trois postes augmentent mécaniquement. La santé : avec l'âge, la fréquence des consultations, des médicaments et des soins non remboursés augmente. La mutuelle senior coûte en moyenne entre 60 et 120 € par mois, selon le niveau de garantie. Les dépenses d'énergie et d'entretien du logement : présent au domicile plus longtemps, le retraité chauffe davantage et use son équipement. Enfin, les aides à la personne et l'adaptation du logement (douche à l'italienne, monte-escalier) peuvent représenter plusieurs milliers d'euros, non couverts par l'assurance maladie.

Les dépenses qui diminuent ou disparaissent

Les frais de transport domicile-travail s'éteignent, tout comme les cotisations retraite et chômage. Les repas hors domicile, souvent coûteux, laissent place à une alimentation préparée à la maison. Les vêtements professionnels et les frais de garde d'enfants disparaissent aussi. Pour un actif qui dépensait 200 € par mois en essence et 150 € en déjeuners, c'est une économie nette de 350 €. Ces marges doivent être réaffectées aux nouveaux postes de dépenses, notamment la complémentaire santé et l'épargne de précaution.

La fiscalité de la pension : prélèvement à la source et abattement 10 %

La pension de retraite est soumise à l'impôt sur le revenu après un abattement de 10 % applicable aux pensions (y compris les retraites complémentaires). Cet abattement, plafonné à 4 405 € en 2025, pourrait être modifié dans le budget 2026 : un remplacement par un abattement forfaitaire de 1 500 € par an a été évoqué par le gouvernement, selon Boursorama (décembre 2025). Le taux de prélèvement à la source est calculé sur la base des revenus de l'année précédente. La première année de retraite, le taux appliqué repose sur le dernier salaire, ce qui peut générer un trop-prélevé. Une actualisation rapide du taux auprès de l'administration fiscale évite une avance de trésorerie de plusieurs centaines d'euros.

Exemple de budget mensuel pour une personne seule à la retraite

Une retraitée seule avec une pension de 1 200 € net par mois (soit environ 1 400 € brut) doit répartir son budget avec une grande rigueur. Ce montant correspond à la pension médiane perçue par les femmes de la génération 1946, selon la DREES. Le loyer constitue le premier poste de dépense, suivi par l'alimentation et la mutuelle. L'épargne de précaution devient souvent un luxe.

Prenons un cas concret : une retraitée de 68 ans, locataire d'un T2 dans une ville moyenne de province. Elle perçoit 1 200 € net de pension de base et complémentaire, sans revenu locatif ni épargne. Elle a remboursé ses crédits, mais n'a pas de PER. Son budget mensuel est décrit ci-dessous. Ce cas illustre la réalité de nombreux retraités modestes en France, où le taux de pauvreté des personnes âgées isolées dépasse 15 %.

Tableau des dépenses type d'un(e) retraité(e) seul(e)

Voici les principaux postes de dépenses de notre cas type, avec une pension de 1 200 € :

  • Logement (loyer HC + charges) : 480 € (40 % du budget)
  • Alimentation : 280 €
  • Santé (mutuelle + reste à charge) : 110 €
  • Énergie (électricité, gaz) : 90 €
  • Transports (bus occasionnel, essence) : 40 €
  • Loisirs, téléphonie, internet : 70 €
  • Épargne de précaution : 30 €
  • Impôts (CSG, taxe foncière si propriétaire) : 100 €

Total : 1 200 €. Le budget est à l'équilibre, mais sans marge. Une dépense imprévue (remplacement de chaudière, soins dentaires) peut déstabiliser plusieurs mois.

Comment vivre avec 800 € de retraite : ajustements possibles

Avec 800 € par mois, le logement doit être réduit au maximum. Une chambre en résidence sociale ou un logement social (HLM) coûte entre 200 et 350 €. L'aide au logement (APL) peut couvrir une partie du loyer. L'alimentation se limite à des produits de base, cuisinés maison, pour un budget de 200 €. La mutuelle doit être la Complémentaire Santé Solidaire (CSS), gratuite ou à 8 € par mois selon les ressources. Les transports en commun sont gratuits ou à tarif réduit dans de nombreuses agglomérations pour les seniors sous condition de ressources. L'épargne est quasi impossible ; l'objectif est de ne pas puiser dans un maigre matelas de sécurité.

Les leviers pour dégager de la marge sur un petit budget

Même avec 1 200 €, plusieurs pistes existent. Vérifier l'éligibilité à l'ASPA (Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées) qui garantit un revenu minimum de 961,08 € par mois pour une personne seule en 2026. Contester sa taxe foncière si l'on est propriétaire et que la valeur locative a évolué. Utiliser les chèques énergie et les aides locales pour l'isolation. Négocier sa mutuelle tous les ans : la loi Chatel permet de résilier à tout moment après un an. Enfin, réduire les frais bancaires en optant pour une banque en ligne sans frais de tenue de compte. Ces ajustements peuvent libérer 50 à 80 € par mois.

Budget type d'un couple de retraités : exemple concret

Un couple de retraités avec une pension cumulée de 3 000 € net par mois dispose d'une marge de manœuvre plus confortable. Les économies d'échelle jouent sur le logement, l'énergie et l'alimentation. Un couple propriétaire de son logement peut ramener les charges fixes à 50 % du revenu, contre 70 % pour une personne seule locataire. La gestion des dépenses à deux permet aussi de mutualiser certains postes, comme l'assurance habitation ou l'abonnement internet.

Prenons un cas concret : un couple de 70 ans, propriétaire d'une maison de 90 m² en zone périurbaine, sans crédit en cours. Pension cumulée : 3 000 € net (1 800 € pour monsieur, 1 200 € pour madame). Ils ne perçoivent pas d'autres revenus et disposent d'une épargne de précaution de 15 000 € sur un Livret A.

Tableau des dépenses d'un couple de retraités

Voici la répartition mensuelle pour ce couple avec 3 000 € de revenus :

  • Charges de propriété (taxe foncière, entretien, assurance) : 400 €
  • Alimentation : 500 €
  • Santé (deux mutuelles + reste à charge) : 250 €
  • Énergie : 180 €
  • Transports (une voiture, essence, entretien) : 200 €
  • Loisirs, voyages, téléphonie, internet : 350 €
  • Aide à domicile (ménage 2h/semaine) : 160 €
  • Épargne de précaution : 300 €
  • Impôts (CSG, IR) : 350 €

Total : 2 690 €. Le solde positif de 310 € est affecté à l'épargne et aux imprévus. Ce budget laisse une place aux loisirs, tout en prévoyant le grand âge.

Quelle somme pour une retraite confortable à deux ?

La notion de confort est subjective. Selon un baromètre Ifop pour la CNAV, 2 500 € par mois pour un couple est perçu comme un minimum pour vivre décemment. Avec 3 000 €, le couple peut se permettre un voyage annuel de 2 000 € et quelques restaurants. En revanche, si des frais de dépendance surviennent (EHPAD, aide à domicile intensive), le budget peut exploser : une place en EHPAD coûte en moyenne 2 000 € à 2 500 € par mois, reste à charge après aides. Anticiper ces coûts via une épargne dédiée (PER, assurance dépendance) est un réflexe prudent.

Calculer son budget retraite avant le départ : méthode pas à pas

Estimer son futur budget de retraité évite les mauvaises surprises. La démarche comporte trois étapes : recenser les revenus prévisionnels, lister les charges futures, puis mesurer l'écart éventuel. Le simulateur officiel Info-retraite (info-retraite.fr) permet d'obtenir une estimation personnalisée de sa pension tous régimes confondus. Il intègre les droits de base et complémentaires, ainsi que les majorations éventuelles (enfants, tierce personne).

Le budget 2026 prévoit une hausse des moyens dédiés aux retraites de 6 milliards d'euros, annoncée par le Premier ministre (source Boursorama, octobre 2025). Cette enveloppe finance la revalorisation et les mesures sociales, mais ne garantit pas une augmentation nette pour chaque pensionné. Une fois la pension estimée, il faut projeter ses dépenses réelles et non se fier à son budget de salarié.

Une bonne définition du budget est essentielle pour aborder sereinement cette transition.

Étape 1 : estimer le montant de sa future pension

Le relevé de carrière, disponible sur le compte retraite en ligne, récapitule les trimestres validés et les points acquis. Le simulateur M@rel (pour les régimes alignés) ou Info-retraite donne une projection à partir de 55 ans. La pension de base est calculée sur les 25 meilleures années, la complémentaire sur les points accumulés. Un salarié du privé avec 40 000 € de salaire annuel moyen peut espérer environ 1 600 € brut par mois à taux plein. Attention aux décotes si la durée d'assurance est incomplète : chaque trimestre manquant réduit la pension de 1,25 %.

Étape 2 : lister tous les postes de dépenses futurs

Construire un tableau des dépenses par catégorie : logement, alimentation, santé, transport, énergie, loisirs, impôts, épargne. Inclure les dépenses nouvelles comme la mutuelle senior ou l'adaptation du logement. Pour les propriétaires, prévoir les gros travaux (toiture, chaudière) : un budget annuel de 1 % de la valeur du bien est une règle prudente. Pour les locataires, anticiper la révision annuelle du loyer. Le site service-public.fr propose un modèle de budget mensuel téléchargeable.

Étape 3 : identifier l'écart et les solutions d'épargne complémentaire

Si les dépenses projetées dépassent les revenus estimés, plusieurs solutions existent : épargner via un PER pendant les dernières années d'activité, monétiser un bien immobilier (viager, vente à terme), ou réduire ses charges (déménagement dans une zone moins chère). Un écart de 200 € par mois nécessite un capital d'environ 60 000 € pour être comblé pendant 25 ans, sans rendement. Le PER, avec sa déduction fiscale à l'entrée, peut aider à constituer cette épargne. Un exemple de plan épargne retraite illustre ces mécanismes.

Pour mieux comprendre, un plan épargne retraite exemple peut illustrer ces mécanismes financiers.

Les erreurs courantes qui déséquilibrent le budget retraite

Plusieurs pièges guettent les nouveaux retraités. Le premier est de ne pas actualiser son taux de prélèvement à la source. Le deuxième est de sous-estimer l'augmentation des dépenses de santé avec l'âge. Le troisième est de croire que la pension de retraite est indexée automatiquement sur l'inflation.

L'erreur classique : conserver le même train de vie que les derniers mois de salaire. Or, en France, le taux de remplacement net est en moyenne de 66 %, mais il peut descendre à 50 % pour les cadres supérieurs. Le budget doit être recalé dès le premier mois de retraite, sous peine de puiser dans l'épargne de précaution.

Oublier de revoir son taux de prélèvement à la source dès la première année

Le taux de prélèvement à la source est initialement calculé sur la dernière déclaration de revenus, qui reflète le salaire d'activité. Or, la pension est souvent inférieure de 30 à 50 %. La première année, le retraité peut subir un prélèvement excessif de 100 à 200 € par mois. Il faut actualiser son taux dès la réception de la première pension, via le service de correction en ligne sur impots.gouv.fr. Le remboursement intervient l'année suivante, mais l'avance de trésorerie pèse sur le budget mensuel.

Sous-estimer les dépenses de santé et de dépendance

Les dépenses de santé augmentent avec l'âge : reste à charge optique, dentaire, audioprothèses qui ne sont pas toujours intégralement couverts par le 100 % Santé. La mutuelle senior coûte plus cher, et les franchises médicales s'accumulent. Une hospitalisation peut entraîner un forfait journalier de 20 € par jour, non remboursé par la Sécu. À plus long terme, la dépendance (aide à domicile, EHPAD) peut coûter plusieurs milliers d'euros par mois. Prévoir une épargne dédiée ou une assurance dépendance dès 50 ans est une protection.

Compter sur une pension 100 % stable alors que la revalorisation reste incertaine

La revalorisation des pensions de retraite de base suit l'évolution des prix à la consommation, mais peut être modulée par la loi de finances. En 2026, une revalorisation de 0,9 % est envisagée, après un point de désaccord entre forces politiques (source Boursorama, décembre 2025). Or, l'inflation prévue pour 2026 est de 1,6 % selon la Banque de France (juin 2026). Le pouvoir d'achat des retraités pourrait donc stagner, voire reculer. Compter sur une revalorisation automatique de 2 % par an est une hypothèse fragile.

Cette situation souligne l'importance de suivre attentivement la revalorisation retraite 2026 et ses implications.

Optimiser son budget retraite : épargne, frugalité et aides disponibles

Plusieurs leviers permettent d'optimiser le budget à la retraite, sans pour autant se priver. L'épargne retraite complémentaire, comme le PER, bénéficie de signaux positifs dans le budget 2026. Les aides sociales, encore trop méconnues, peuvent alléger les charges. Enfin, des ajustements de frugalité bien ciblés libèrent de la marge sans sacrifier la qualité de vie.

Le projet de loi de finances pour 2026 contient deux bonnes nouvelles pour le PER : un plafond de déduction fiscale plus souple est envisagé (source Boursorama, novembre 2025). Cela permettrait aux épargnants de déduire davantage de leurs versements volontaires de leur revenu imposable, réduisant ainsi l'impôt tout en constituant un complément de retraite.

Le Plan d'Épargne Retraite (PER) : un levier fiscal à anticiper avant le départ

Le PER permet de se constituer une épargne à long terme, avec une sortie en capital ou en rente au moment de la retraite. Les versements volontaires sont déductibles du revenu imposable, dans la limite de 10 % du PASS (soit 4 806 € en 2026) ou 10 % des revenus professionnels de l'année précédente. Le PER individuel est ouvert à tous, mais il est plus efficace lorsqu'on est encore en activité et fortement imposé. Un exemple de plan épargne retraite détaille les simulations de gains selon le profil. À la retraite, le PER peut aussi servir à lisser ses revenus en cas de besoin ponctuel.

Les aides et dispositifs accessibles aux retraités en France

Plusieurs aides financières existent, sous condition de ressources. L'ASPA garantit un revenu minimum de 961,08 € par mois pour une personne seule, 1 492,08 € pour un couple, sous réserve de récupération sur succession. La Complémentaire Santé Solidaire (CSS) offre une mutuelle gratuite ou à faible coût. La carte Avantage Senior SNCF (49 € par an) offre 30 % de réduction sur les trajets. Les aides au logement (APL, ALS) sont maintenues à la retraite. Enfin, les collectivités locales proposent des aides pour l'adaptation du logement et les transports. Le site service-public.fr répertorie ces dispositifs.

Petits ajustements frugalité pour allonger son budget mensuel

Quelques gestes simples réduisent les dépenses : cuisiner en plus grande quantité et congeler, comparer les prix de l'énergie via le médiateur, utiliser les marchés de producteurs, réduire les abonnements numériques superflus. Un ménage peut économiser 30 à 50 € par mois simplement en changeant de fournisseur d'électricité ou en renégociant son assurance auto. La frugalité n'est pas la privation, mais la réallocation des dépenses vers ce qui compte vraiment. En France, de nombreux retraités adoptent des habitudes de consommation sobre, parfois par nécessité, mais qui préservent l'autonomie financière.

Budget retraite 2026 : ce que les nouvelles mesures changent concrètement

Le budget 2026 comporte plusieurs mesures qui impactent directement le pouvoir d'achat des retraités. La revalorisation des pensions de base de 0,9 % est annoncée, mais reste conditionnée à l'adoption du budget de la Sécurité sociale. La modification de l'abattement fiscal de 10 % sur les pensions est également envisagée, ce qui pourrait alourdir l'impôt pour certains retraités. Ces évolutions sont à suivre attentivement, car elles déterminent le revenu disponible net.

Les mesures introduites dans le budget 2026 retraités auront un impact direct sur la gestion financière.

Pour une vision complète des impacts, le dossier sur le budget 2026 pour les retraités détaille l'ensemble des mesures. En parallèle, la hausse des moyens de 6 milliards d'euros annoncée par le gouvernement vise à financer ces ajustements, sans pour autant garantir une hausse uniforme des pensions. Les retraités les plus modestes pourraient bénéficier de mesures ciblées, tandis que les plus aisés pourraient voir leur abattement réduit.

Revalorisation des pensions en 2026 : +0,9 % annoncé

Une revalorisation de 0,9 % est envisagée pour les pensions de base au 1er janvier 2026. Cette décision a fait l'objet de désaccords politiques, selon Boursorama (décembre 2025). L'augmentation des retraites au 1er janvier 2026 serait donc de 0,9 % si le texte est adopté. Pour une pension de 1 200 €, cela représente un gain de 10,80 € par mois. En revanche, si l'inflation dépasse 0,9 %, le pouvoir d'achat recule. La revalorisation des retraites en 2026 est donc un point de vigilance pour les budgets serrés.

Pour plus de détails, l'article sur l'augmentation retraite janvier 2026 confirme les chiffres.

Modification de l'abattement fiscal sur les pensions

L'abattement de 10 % applicable aux pensions de retraite, plafonné à 4 405 €, pourrait être remplacé par un abattement forfaitaire de 1 500 € par an. Cette mesure, en discussion dans le cadre du budget 2026, aurait pour effet d'augmenter l'impôt sur le revenu pour les retraités dont la pension dépasse 15 000 € par an, soit environ 1 250 € par mois. Pour un retraité à 1 800 € par mois, l'abattement actuel est de 2 160 € ; avec le nouveau système, il perdrait 660 € d'abattement, soit un surcoût d'impôt pouvant atteindre 200 € par an. Les détails figurent dans l'analyse du budget 2026 pour les retraités.

Points clés

  • Le budget retraite doit être recalculé à partir de la pension nette, après impôts et prélèvements sociaux.
  • Un retraité seul avec 1 200 € vit à l'équilibre, sans marge pour les imprévus.
  • Un couple avec 3 000 € de retraite peut dégager 300 € d'épargne mensuelle.
  • Actualiser son taux de prélèvement à la source dès la première année de retraite évite une avance de trésorerie.
  • Les aides sociales (ASPA, CSS) et les leviers de frugalité sont indispensables pour les petits budgets.

Sources

Fiche pratique

Abattement fiscal sur les pensions10 % (plafonné à 4 321 € par foyer fiscal en 2025 ; modification envisagée pour 2026)
Revalorisation 2026 envisagée+0,9 % (sous réserve d'adoption de la loi de finances)
Budget Santé 2026Hausse de 6 milliards d'euros annoncée par le Premier ministre (source Boursorama, oct. 2025)
Pension moyenne nette (DREES 2022)Environ 1 400 €/mois (retraité seul, tous régimes)
ASPA (minimum vieillesse)Prestation différentielle garantissant un revenu minimum aux retraités modestes (consultez service-public.fr)
CSS (Complémentaire Santé Solidaire)Mutuelle gratuite ou à faible coût selon ressources (seuils révisés au 1er avril 2026)
Simulateur officielinfo-retraite.fr : estimation personnalisée de la pension future
PER (Plan d'Épargne Retraite)Déduction fiscale à l'entrée, plafond 2026 = 10 % de 8 PASS soit 38 448 € (plancher 4 406 €)
Carte Avantage Senior SNCF49 €/an, -30 % sur les trajets (dès 60 ans)

Ces informations sont données à titre indicatif et ne remplacent pas l'avis d'un conseiller financier. Étudiez votre situation avec un professionnel agréé avant de vous engager.

Vos questions

Comment faire un budget pour la retraite ?

Pour faire un budget retraite, listez vos revenus nets (pension de base, complémentaire, PER, revenus locatifs). Ensuite, recensez vos charges fixes (logement, énergie, mutuelle) et variables (alimentation, loisirs). Comparez le total à vos revenus. Le simulateur Info-retraite et le modèle de budget de service-public.fr vous aident à projeter ces montants.

Comment vivre avec 800 € de retraite ?

Avec 800 € de retraite, il faut réduire le logement au minimum (HLM, colocation, résidence sociale) et solliciter les aides : APL, Complémentaire Santé Solidaire (CSS) gratuite, chèque énergie. L'alimentation doit être basique mais équilibrée. Vérifiez votre éligibilité à l'ASPA, qui garantit 961,08 € par mois. Les transports en commun sont souvent gratuits pour les seniors sous condition de ressources.

Quel est un exemple de budget mensuel pour une personne seule ?

Une personne seule avec 1 200 € de pension nette peut répartir son budget ainsi : loyer 480 €, alimentation 280 €, santé 110 €, énergie 90 €, transports 40 €, loisirs 70 €, impôts 100 €, épargne 30 €. Ce budget est à l'équilibre mais sans marge. Pour une pension de 800 €, il faut réduire chaque poste et solliciter les aides.

Quelle somme pour une retraite confortable ?

La notion de confort dépend du mode de vie. Selon un baromètre Ifop pour la CNAV, 2 500 € par mois pour un couple est perçu comme un minimum pour vivre décemment. Un couple avec 3 000 € peut dégager 300 € d'épargne mensuelle et s'offrir un voyage annuel. Pour une personne seule, 1 800 € à 2 000 € permettent de vivre sans privation majeure, en intégrant une mutuelle senior et des loisirs.