Retraite 2026 : âge de départ, trimestres requis et montants après
Retraite 2026 : suspension de la réforme, revalorisation de 0,9 %, carrière longue, calendrier des versements. Ce que ça change concrètement pour votre départ.

En 2026, le système de retraite français connaît deux inflexions majeures : la suspension partielle de la réforme de 2023 par la loi du 30 décembre 2025 et une revalorisation des pensions de base de 0,9 % au 1er janvier. Concrètement, l'âge légal de départ ne recule plus pour les assurés nés à partir de septembre 1963, le calendrier d'accélération des trimestres est gelé, et un nouveau décret du 7 mai 2026 adapte le dispositif carrière longue. Cet article fait le point sur les règles applicables aujourd'hui, les montants révisés et le calendrier de versement des pensions, pour vous aider à y voir clair sans noyer les nuances juridiques.
Ce qu'il faut retenir
- La réforme des retraites de 2023 est partiellement suspendue par la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 : l'âge légal cesse de progresser à 62 ans et 9 mois pour les assurés nés à partir de septembre 1963.
- Les pensions de retraite de base ont été revalorisées de 0,9 % au 1er janvier 2026 et le minimum contributif de 1,18 %, sans démarche à effectuer.
- Le décret n° 2026-345 du 7 mai 2026 adapte l'âge de départ anticipé pour carrière longue, maintenant la possibilité d'un départ à 58 ou 60 ans selon l'âge de début d'activité.
- La durée de 172 trimestres pour le taux plein s'applique aux générations nées à partir de 1965 et reste inchangée malgré la suspension.
- Le cumul emploi-retraite évoluera au 1er janvier 2027 avec la possibilité d'acquérir de nouveaux droits, sous réserve des décrets d'application.
Ce que la suspension de la réforme des retraites change en 2026
La loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la Sécurité sociale a acté la suspension partielle de la réforme des retraites engagée en 2023. Cette suspension ne signifie pas un retour pur et simple aux règles d'avant 2023 : certains paramètres restent gelés, d'autres sont ajustés par décret. Le décret n° 2026-344 du 7 mai 2026 est venu préciser les conséquences pratiques de cette suspension pour les assurés du régime général, de la CNRACL et des retraites de l'État.
La question que se posent la plupart des futurs retraités est simple : « est-ce que je peux partir plus tôt, et avec combien ? » La réponse dépend de votre date de naissance, de votre durée de cotisation et de votre régime d'affiliation. Nous détaillons ci-dessous les trois piliers de cette suspension.
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 en résumé
La loi n° 2025-1403, publiée au Journal officiel le 30 décembre 2025, introduit plusieurs ajustements au système de retraite. Le point central : le calendrier de relèvement progressif de l'âge légal : qui devait atteindre 64 ans en 2030 : est suspendu. Les générations nées après le 1er septembre 1963 ne subissent donc pas la poursuite du décalage prévu.
Autre mesure structurante : l'accélération de l'allongement de la durée de cotisation est également stoppée. Le décret n° 2026-344 du 7 mai 2026, pris en application de cette loi, fixe les paramètres opérationnels pour l'ensemble des régimes alignés (régime général, CNRACL, retraites de l'État).
Qui est concerné par la suspension : salarié, fonctionnaire, carrière longue
La suspension bénéficie à tous les assurés nés à compter du 1er septembre 1963, quel que soit leur régime. Sont concernés : les salariés du privé relevant du régime général, les fonctionnaires d'État (retraitesdeletat.gouv.fr), les agents territoriaux et hospitaliers affiliés à la CNRACL, ainsi que les travailleurs indépendants.
Les assurés en carrière longue font l'objet d'un traitement spécifique via le décret n° 2026-345 du 7 mai 2026, qui adapte l'âge de départ anticipé. Ce décret maintient la possibilité de partir avant l'âge légal pour les assurés ayant commencé à travailler jeunes, sous réserve de remplir les conditions de trimestres cotisés. Pour les assurés nés avant septembre 1963, les règles antérieures continuent de s'appliquer sans changement.
Ce qui ne change pas malgré la suspension
La suspension ne remet pas en cause l'ensemble de la réforme de 2023. Plusieurs mesures restent en vigueur : le minimum contributif revalorisé, l'extension de la retraite progressive aux fonctionnaires et aux professions libérales, et la suppression des régimes spéciaux pour les nouveaux embauchés (clause dite « du grand-père »).
Le coefficient de décote de 0,2 % par mois, l'un des plus faibles de l'Union européenne selon la direction générale du Trésor (janvier 2026), demeure inchangé. La durée de référence de 172 trimestres pour le taux plein reste également applicable aux générations concernées. Autrement dit : la suspension gèle le calendrier, elle n'efface pas les dispositions déjà entrées en vigueur.
Retraite 2026 : quel âge de départ et combien de trimestres requis ?
Avec la suspension partielle, l'âge légal de départ cesse de progresser. Pour les assurés nés à partir du 1er septembre 1963, l'âge légal est fixé à 62 ans et 9 mois. Les générations suivantes ne subissent pas de nouvelle hausse. Cette stabilisation constitue le changement le plus concret pour les futurs retraités qui planifient leur départ.
Pour le taux plein automatique (sans décote), l'âge reste fixé à 67 ans, quel que soit le nombre de trimestres cotisés. La durée de cotisation requise pour le taux plein dépend de votre année de naissance : elle culmine à 172 trimestres (43 années) pour les générations 1965 et suivantes.
Régime général et CNRACL : conditions d'âge en 2026
Au régime général comme à la CNRACL, l'âge légal en 2026 s'établit à 62 ans et 9 mois pour les assurés nés entre septembre 1963 et décembre 1963. Les assurés nés avant cette date restent soumis au calendrier antérieur (62 ans pour ceux nés avant le 1er septembre 1961, avec une progressivité de 3 mois par génération jusqu'en septembre 1963).
Les fonctionnaires d'État suivent le même calendrier. Le site retraitesdeletat.gouv.fr permet de consulter son relevé de carrière et de simuler sa date de départ. La CARSAT reste l'interlocuteur de référence pour les salariés du privé.
Réforme retraite 2026 carrière longue : le décret du 7 mai 2026
Le décret n° 2026-345 du 7 mai 2026 adapte l'âge de départ anticipé pour carrière longue aux nouvelles dispositions légales. Le dispositif carrière longue permet un départ dès 58 ou 60 ans selon l'âge de début d'activité, sous réserve d'avoir validé un nombre de trimestres cotisés égal à la durée requise pour le taux plein, augmenté de 4 ou 8 trimestres.
Avec la suspension de l'accélération, les âges de départ anticipé ne reculent plus. Un assuré ayant commencé à travailler à 18 ans et totalisant les trimestres requis peut toujours envisager un départ à 60 ans. Le simulateur M@rel sur lassuranceretraite.fr intègre ces nouvelles dispositions pour les carrières longues.
Les 172 trimestres : qui est réellement concerné ?
La durée de 172 trimestres s'applique aux assurés nés à partir de 1965. Pour la génération 1963, la durée requise est de 170 trimestres. Pour 1964, elle passe à 171 trimestres. La suspension gèle le calendrier d'accélération, mais n'abaisse pas le plafond déjà atteint.
Concrètement, un salarié né en 1966 visant le taux plein avant 67 ans doit réunir 172 trimestres tous régimes confondus. S'il lui manque des trimestres, la décote de 0,2 % par mois s'applique, dans la limite de 20 trimestres manquants maximum. À l'inverse, des trimestres supplémentaires au-delà de 172 donnent droit à une surcote de 1,25 % par trimestre.
Revalorisation 2026 : de combien augmentent les pensions ?
Au 1er janvier 2026, deux revalorisations distinctes sont entrées en vigueur. Les pensions de retraite de base (régime général, CNRACL, indépendants) ont été augmentées de 0,9 %, conformément à l'instruction interministérielle du 15 décembre 2025. Le minimum contributif, qui garantit un plancher de pension aux assurés ayant cotisé sur de faibles salaires, a été revalorisé de 1,18 %.
Ces hausses, bien que modestes, interviennent dans un contexte d'inflation en repli. Pour un retraité percevant une pension de base de 1 200 € mensuels, la revalorisation de 0,9 % représente environ 10,80 € supplémentaires par mois, soit près de 130 € sur l'année.
Revalorisation de 0,9 % des pensions de base au 1er janvier 2026
La revalorisation de 0,9 % s'applique à l'ensemble des pensions de retraite de base servies par le régime général, la Mutualité sociale agricole (MSA), la CNRACL et les retraites de l'État. Elle a été appliquée automatiquement sur le versement de janvier 2026, sans démarche à effectuer.
Cette hausse résulte de l'indexation légale des pensions sur l'inflation. Selon l'INSEE, l'inflation hors tabac ayant ralenti en 2025, le taux de revalorisation 2026 est inférieur à celui de 2025 (qui était de 2,2 %). Le mécanisme de calcul reste inchangé : les pensions de base sont revalorisées chaque 1er janvier en fonction de l'évolution des prix.
Minimum contributif revalorisé de 1,18 % : qui en bénéficie ?
Le minimum contributif (MiCo) garantit une pension minimale aux assurés du régime général ayant cotisé sur de faibles salaires. Sa revalorisation de 1,18 % en 2026 concerne les retraités déjà liquidés et les nouveaux retraités.
Pour en bénéficier, il faut avoir obtenu sa retraite à taux plein et totaliser des revenus modestes. Le MiCo se décompose en un montant de base et une majoration pour les assurés réunissant au moins 120 trimestres cotisés. Le montant exact dépend de votre durée d'assurance et de votre situation familiale. Le site lassuranceretraite.fr propose un simulateur actualisé avec les montants 2026.
Versement retraite 2026 : calendrier des paiements mois par mois
La pension de retraite est versée mensuellement, en fin de mois ou en début de mois suivant, selon la caisse qui vous verse. Le calendrier précis pour 2026 est disponible sur le site service-public.gouv.fr (actualité A18602). Pour l'Assurance Retraite (régime général), les virements interviennent généralement le 9 du mois suivant. La CNRACL et les retraites de l'État suivent un calendrier similaire, avec un paiement en fin de mois pour le mois en cours.
Les assurés peuvent consulter leurs échéances de paiement dans leur espace personnel sur lassuranceretraite.fr ou cnracl.retraites.fr, selon leur régime.
Quand la pension est-elle versée : règle générale par caisse
La règle générale varie selon les caisses. L'Assurance Retraite (ex-CNAV) verse la pension le 9 de chaque mois pour le mois précédent. Par exemple, la pension de janvier est versée le 9 février. La CNRACL verse en fin de mois pour le mois en cours. Les retraites de l'État opèrent un virement en fin de mois également.
Le calendrier 2026 tient compte des jours fériés et week-ends : lorsque le 9 tombe un samedi, un dimanche ou un jour férié, le paiement est avancé ou reporté au jour ouvré le plus proche. Votre relevé bancaire fait foi en cas de doute sur la date exacte de réception des fonds.
Pensions de faible montant : paiement trimestriel
Lorsque la pension est d'un montant modeste, son versement peut être trimestriel plutôt que mensuel. Cette disposition s'applique aux retraités dont la pension mensuelle est inférieure à un seuil fixé par arrêté (de l'ordre de 100 € bruts par mois).
Le paiement trimestriel intervient alors en début de trimestre civil (janvier, avril, juillet, octobre). Les assurés concernés sont informés par leur caisse de retraite. Ce mode de versement n'est pas optionnel : il résulte d'une règle de gestion destinée à limiter les frais administratifs pour les très petites pensions.
Ce qui attend les retraités en 2027 : cumul emploi-retraite et perspectives
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 contient une disposition importante concernant le cumul emploi-retraite. À compter du 1er janvier 2027, le dispositif est modifié : les assurés qui reprennent une activité après la liquidation de leur retraite pourront acquérir de nouveaux droits à pension au titre de cette activité. Actuellement, le cumul emploi-retraite ne génère pas de droits supplémentaires.
Cette mesure, bien que votée, reste soumise à la publication des décrets d'application. Sa mise en œuvre pratique dépendra des textes réglementaires à paraître d'ici fin 2026. Les assurés concernés doivent donc rester attentifs sans prendre de décision irréversible avant la confirmation définitive des règles.
Cumul emploi-retraite : les nouvelles règles prévues au 1er janvier 2027
Le nouveau dispositif de cumul emploi-retraite prévu pour 2027 permettrait aux retraités en activité de se constituer des droits à une seconde pension. Cette « seconde pension » serait calculée sur la base des cotisations versées au titre de la nouvelle activité, sans remise en cause de la première pension.
Les modalités précises (taux de cotisation, plafond de la seconde pension, conditions de liquidation) doivent être fixées par décret. Le site service-public.gouv.fr (actualité A18914) rappelle que ces nouvelles règles entrent en vigueur au 1er janvier 2027, sous réserve de la publication des textes d'application. Les assurés proches de la retraite qui envisagent un cumul emploi-retraite peuvent d'ores et déjà se renseigner sur comment fonctionne le PER en 2026 pour optimiser leur épargne en attendant.
Financement des retraites : les discussions à venir
Au-delà de 2027, le financement du système de retraite reste un chantier ouvert. Les projections du Conseil d'orientation des retraites (COR) anticipent un retour à l'équilibre à horizon 2030, mais ces prévisions dépendent des hypothèses de croissance et d'emploi.
Le débat sur les ressources du système (cotisations, fiscalité, durée de cotisation) devrait reprendre en 2028. Aucune décision n'est actée à ce stade. Pour les épargnants, cette incertitude plaide en faveur d'une diversification des sources de revenus futurs, au-delà des seules pensions obligatoires.
Comment préparer votre retraite sereinement malgré les incertitudes 2026
Face aux évolutions législatives de 2026 et aux discussions à venir, trois leviers concrets permettent de sécuriser son niveau de vie futur sans attendre la prochaine réforme. D'abord, vérifier ses droits acquis en utilisant les outils officiels. Ensuite, calibrer son épargne complémentaire en fonction de ses capacités. Enfin, ajuster son budget pour maximiser les versements vers des enveloppes fiscales avantageuses.
Ces démarches ne relèvent pas du conseil personnalisé : chaque situation est unique et mérite, le cas échéant, l'éclairage d'un professionnel agréé. Elles offrent néanmoins un cadre d'action pour reprendre la main sur sa préparation retraite.
Simuler sa retraite : les outils officiels disponibles
Le site info-retraite.fr centralise l'accès aux simulateurs officiels : M@rel (régime général), ENSAP (fonction publique d'État), et le simulateur CNRACL. Ces outils intègrent les paramètres actualisés en 2026, y compris la suspension partielle et les nouvelles bornes d'âge.
Le relevé de carrière, accessible depuis votre espace « mon compte » sur lassuranceretraite.fr, récapitule l'ensemble de vos trimestres validés et cotisés, tous régimes confondus. Une vérification annuelle permet de détecter d'éventuelles anomalies (périodes manquantes, régimes non consolidés) et de les corriger avant la liquidation.
Épargne complémentaire : PER, Livret A, arbitrages à connaître
Le Plan d'Épargne Retraite (PER) reste un outil de complément accessible en 2026. Les versements volontaires sont déductibles du revenu imposable dans la limite du plafond épargne retraite figurant sur votre avis d'imposition. Pour visualiser l'impact financier, vous pouvez consulter un exemple concret de calcul de gains sur un PER adapté à plusieurs profils.
En complément du PER, l'épargne de précaution conserve toute sa place. Le Livret A et le LDDS, dont les taux sont actualisés en 2026, offrent une liquidité immédiate sans fiscalité. L'arbitrage entre PER (épargne longue bloquée, avantage fiscal) et livrets (disponible, plafonné) dépend de votre horizon de départ et de votre taux marginal d'imposition. Aucun placement n'est universellement supérieur : l'essentiel est de commencer à épargner, même modestement, le plus tôt possible.
Fiche pratique
| Revalorisation pensions de base (1er janvier 2026) | +0,9 % (instruction interministérielle du 15 décembre 2025) |
| Revalorisation minimum contributif (2026) | +1,18 % |
| Âge légal après suspension | 62 ans et 9 mois pour les assurés nés à partir du 1er septembre 1963 |
| Durée de cotisation taux plein | 172 trimestres (générations 1965 et suivantes) |
| Coefficient de décote | 0,2 % par mois (max 20 trimestres manquants) |
| Décret carrière longue | Décret n° 2026-345 du 7 mai 2026 |
| Loi de suspension | Loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 |
| Cumul emploi-retraite 2027 | Nouveaux droits à pension (sous réserve décrets) |
| Simulateur officiel | info-retraite.fr |
| Espace personnel | lassuranceretraite.fr (régime général) / cnracl.retraites.fr (CNRACL) |
Sources
- service-public.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- legifrance.gouv.fr
- tresor.economie.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- legifrance.gouv.fr
Ces informations sont données à titre indicatif et ne remplacent pas l'avis d'un conseiller financier. Étudiez votre situation avec un professionnel agréé avant de vous engager.
Vos questions
Qu'est-ce qui va changer pour les retraites en 2026 ?
Deux changements majeurs en 2026 : la suspension partielle de la réforme de 2023 par la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025, qui gèle l'âge légal à 62 ans et 9 mois pour les assurés nés à partir de septembre 1963, et la revalorisation des pensions de base de 0,9 % au 1er janvier. Le décret n° 2026-345 du 7 mai 2026 adapte également le dispositif carrière longue. Le minimum contributif a été revalorisé de 1,18 %.
Qui peut partir en retraite en 2026 ?
En 2026, peuvent partir au taux plein automatique les assurés ayant atteint 67 ans, quel que soit leur nombre de trimestres. Pour un départ dès l'âge légal (62 ans et 9 mois pour les assurés nés à partir de septembre 1963), il faut totaliser entre 170 et 172 trimestres selon l'année de naissance. Les assurés en carrière longue peuvent partir dès 58 ou 60 ans sous conditions renforcées de trimestres cotisés.
De combien les pensions ont-elles augmenté au 1er janvier 2026 ?
Les pensions de retraite de base ont été revalorisées de 0,9 % au 1er janvier 2026, conformément à l'instruction interministérielle du 15 décembre 2025. Le minimum contributif a, quant à lui, été revalorisé de 1,18 %. Ces augmentations sont automatiques et ne nécessitent aucune démarche.
Quel est le nouveau calendrier de départ à la retraite pour 2026 ?
Avec la suspension de la réforme, le calendrier de relèvement progressif de l'âge légal est gelé. Les assurés nés à partir du 1er septembre 1963 conservent un âge légal de 62 ans et 9 mois, sans nouvelle augmentation. Les générations suivantes (1964, 1965, etc.) ne subissent pas la poursuite du décalage qui devait mener à 64 ans en 2030.
Le décret sur la carrière longue change-t-il les conditions de départ en 2026 ?
Le décret n° 2026-345 du 7 mai 2026 adapte l'âge de départ anticipé pour carrière longue sans le repousser. Les assurés ayant commencé à travailler avant 18 ans peuvent toujours partir à 58 ans, ceux ayant débuté entre 18 et 20 ans à 60 ans, sous réserve d'avoir cotisé le nombre de trimestres requis (durée taux plein + 4 ou 8 trimestres selon l'âge de début).
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