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Budget retraite en France : ce que coûtent les pensions et comment préparer

Budget retraite France 2026 : 370 Mds€ de dépenses, +0,9 % de revalorisation, PER à 125,7 Mds€. Chiffres officiels, cas pratique et conseils pour préparer

Laura DuvalLaura Duval 17 minutes de lecture
Budget retraite France 2026 : 370 Mds€, +0,9 % et PER
Finances : quel budget la France consacre t elle aux retraites ? 09 10 2018

En 2023, le budget retraite France atteignait 379,8 milliards d'euros, soit 13,4 % du PIB et environ 40 % des prestations sociales (comptes de la Sécurité sociale). Pour 2026, les pensions de base sont revalorisées de +0,9 % au 1er janvier, l'abattement fiscal de 10 % est maintenu, et le PER dépasse désormais 125 milliards d'euros d'encours avec 11,6 millions de titulaires.

Le budget retraite France atteint des niveaux records : 379,8 milliards d'euros de dépenses en 2023, soit 13,4 % du produit intérieur brut (comptes de la Sécurité sociale). Derrière ce chiffre macroéconomique, chaque retraité ressent des évolutions très concrètes en 2026 : une revalorisation de +0,9 % des pensions de base, un abattement fiscal de 10 % maintenu contre toute attente, et un Plafond de la Sécurité sociale rehaussé à 48 060 €. Cet article fait le pont entre les milliards du budget national et les euros qui arrivent chaque mois sur votre compte bancaire.

En bref

  • Les dépenses de retraite représentent 379,8 Mds€ en 2023, soit 13,4 % du PIB et environ 40 % des prestations sociales (comptes de la Sécurité sociale).
  • Les pensions de retraite de base ont été revalorisées de +0,9 % au 1er janvier 2026, sans gel malgré les débats budgétaires.
  • L'abattement fiscal de 10 % sur les pensions est maintenu par la loi de finances 2026, après une tentative avortée de suppression.
  • Le PER compte 125,7 Mds€ d'encours et 11,6 millions de titulaires fin 2024, devenant un pilier de la préparation individuelle à la retraite.
  • Le déficit public est ciblé à 4,7 % du PIB en 2026, avec un objectif de retour sous 3 % en 2029 (economie.gouv.fr).

Comparatif en un coup d'œil

Cliquez sur un en-tête de colonne pour trier.

Régime / posteMontant 2023Part du PIBPart prestations socialesTendance
Dépenses totales de retraite379.8 Mds€13.4 %40 %Baisse (13,7 % du PIB en 2022)
Prestations de retraite de base288 Mds€n.c.n.c.Hausse continue (année 2024)
Régime général (CNAV)n.c.n.c.n.c.Verse plus de la moitié des prestations de base
Budget 2026 (hausse annoncée)6 Mds€n.c.n.c.Moins que les 7,2 Mds€ supplémentaires attendus

Le budget des retraites en France : que représentent vraiment ces milliards ?

Le budget retraite France ne se résume pas à un seul chiffre. Il agrège les pensions versées par une trentaine de régimes différents : régime général, régimes complémentaires (Agirc-Arrco), régimes spéciaux, fonction publique : auxquels s'ajoutent les dispositifs de solidarité comme le minimum vieillesse.

En 2023, les dépenses totales de retraite ont atteint 379,8 milliards d'euros, soit 13,4 % du PIB (comptes de la Sécurité sociale). Ce poids est stable depuis plusieurs années : il oscillait autour de 13,7 % en 2022. Pour 2026, le gouvernement a annoncé une hausse des moyens dédiés aux retraites de 6 milliards d'euros (boursorama.com, octobre 2025).

Ce que change le budget 2026 pour les retraités impacte directement le niveau de vie de 17 millions de pensionnés. Le budget retraite représente environ 40 % des prestations sociales et près de 14 % du PIB (Cour des comptes). En clair : pour 100 € dépensés par la collectivité au titre de la protection sociale, 40 € financent des pensions.

Pour 2026, l'État français prévoit un déficit de 4,7 % du PIB, avec des conséquences directes sur les budgets des ministères et les prestations sociales, une situation détaillée dans notre analyse du gouvernement budget 2026.

De plus, pour mieux comprendre les décisions gouvernementales, il est utile d'examiner le budget 2026 et son impact sur le déficit public.

Pour mieux comprendre les décisions gouvernementales, il est utile d'examiner le budget 2026 et son impact sur le déficit.

📌 Important : le solde global du système de retraite était positif en 2023, à hauteur de 0,3 % du PIB (fsu.fr, octobre 2025). Le terme « déficit des retraites » doit donc être manié avec prudence : il dépend du périmètre retenu et des régimes considérés.

370 milliards d'euros : à quoi correspondent ces dépenses ?

Les 379,8 Mds€ de 2023 couvrent l'ensemble des pensions versées : retraites de base, retraites complémentaires obligatoires, pensions de réversion, minimum vieillesse (Aspa) et allocations du fonds de solidarité vieillesse. Ces dépenses sont réparties entre trois grands blocs.

  • Le régime général (CNAV) : il verse plus de la moitié des prestations de retraite de base. En 2024, celles-ci ont atteint 288,0 Md€ (evaluation.securite-sociale.fr).
  • Les régimes complémentaires : l'Agirc-Arrco pour les salariés du privé, l'Ircantec pour les non-titulaires du public, etc.
  • Les régimes spéciaux et la fonction publique : SNCF, RATP, marins, fonctionnaires d'État et territoriaux.

La hausse de 6 milliards d'euros annoncée pour 2026 ne compense que partiellement l'inflation et la croissance du nombre de retraités. Le vieillissement démographique pousse mécaniquement les dépenses à la hausse : le ratio cotisants/retraités, qui était de 2,1 en 2000, tend vers 1,4 selon les projections du Conseil d'orientation des retraites.

Retraites publiques et privées : quelle différence de coût ?

Les pensions des fonctionnaires d'État sont financées par le budget de l'État : donc par l'impôt : et non par des cotisations sociales comme dans le privé. Cette différence de financement explique une partie des débats sur le « déficit retraite public privé ».

Dans le secteur privé, le régime général et l'Agirc-Arrco fonctionnent par répartition : les cotisations des actifs paient les pensions des retraités. Le taux de cotisation vieillesse global (part salariale + patronale) atteint environ 28 % du salaire brut pour un non-cadre sous le plafond de la Sécurité sociale.

Le montant des pensions accordées diffère aussi. Selon les données disponibles, une pension de la fonction publique d'État s'établit en moyenne à un niveau supérieur à celle du régime général, en raison de règles de calcul distinctes : le traitement indiciaire des six derniers mois pour les fonctionnaires, contre les 25 meilleures années pour les salariés du privé.

Pour connaître les modalités précises de la retraite 2026, y compris l'âge de départ et les trimestres, vous pouvez consulter nos ressources dédiées.

Ainsi, l'ensemble des mesures et revalorisations est détaillé pour la retraite 2026, âge de départ, trimestres et montants.

Budget retraite 2025-2026 : les changements concrets pour les pensionnés

La revalorisation des retraites en 2026 a été fixée à +0,9 % au 1er janvier. Ce chiffre, modeste au regard d'une inflation encore perceptible sur les dépenses courantes, résulte d'un compromis politique trouvé en décembre 2025 lors de l'adoption définitive du budget de la Sécurité sociale.

Notre analyse abattement 10 % retraite 2026 : maintenu ou supprimé ? éclaire ce point.

Deux autres mesures touchent directement le budget des retraités : le maintien de l'abattement fiscal de 10 % et le relèvement du PASS à 48 060 €. Prises ensemble, ces décisions dessinent un paysage plus favorable que ce que les scénarios initiaux du projet de loi de finances laissaient craindre.

Pour plus de détails, n'hésitez pas à consulter l'article concernant la revalorisation des retraites en 2026.

Les détails sur la revalorisation des retraites en 2026 confirment ces ajustements.

L'augmentation retraite janvier 2026 est effective depuis le versement de février (pensions payées à terme échu). Pour une pension de base de 1 200 € brut mensuel, cela représente environ 10,80 € de plus par mois, soit près de 130 € sur l'année.

Cette augmentation a été confirmée pour la revalorisation des retraites en 2026 et concerne la plupart des régimes de base.

Revalorisation de +0,9 % au 1er janvier 2026 : qui est concerné ?

La revalorisation de +0,9 % au 1er janvier 2026 (service-public.gouv.fr) s'applique à toutes les pensions de retraite de base servies par le régime général (CNAV), la Mutualité sociale agricole (MSA) et les régimes alignés. Sont concernés :

  • Les retraités du régime général (salariés du privé, indépendants).
  • Les bénéficiaires de l'Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), revalorisée dans les mêmes proportions.
  • Les pensions de réversion du régime général.

Les retraites complémentaires Agirc-Arrco ont leur propre calendrier de revalorisation. En 2025, l'Agirc-Arrco avait revalorisé ses pensions de 1,6 %. Pour 2026, la décision relève du conseil d'administration paritaire, généralement annoncée à l'automne.

Abattement de 10 % sur les retraites : maintenu, pourquoi c'est important

L'article 6 du projet de loi de finances 2026 prévoyait initialement la suppression de l'abattement de 10 % sur les pensions et retraites déclarées à l'impôt sur le revenu. Cette mesure aurait mécaniquement augmenté l'impôt de centaines de milliers de retraités.

Le texte définitivement adopté a conservé cet abattement (economie.gouv.fr). Concrètement, un retraité déclarant 24 000 € de pensions annuelles ne sera imposé que sur 21 600 € (après abattement de 2 400 €). Sans cet abattement, son revenu imposable aurait bondi de 2 400 €, avec à la clé une hausse d'impôt pouvant atteindre plusieurs centaines d'euros selon sa tranche marginale.

Le plafond de cet abattement : fixé à 4 321 € par foyer fiscal pour les revenus 2025 déclarés en 2026 : reste inchangé.

Erreur courante : avoir anticipé un gel des pensions : et ses conséquences

⚠️ Attention : l'erreur la plus fréquente chez les retraités qui planifient leur budget 2026 a été d'anticiper un gel pur et simple des pensions. Entre octobre et décembre 2025, plusieurs annonces gouvernementales évoquaient un possible blocage des revalorisations pour les retraités « les plus aisés ». Des retraités ont ajusté leurs dépenses à la baisse, certains ont différé des soins ou des travaux.

Or, le budget 2026 de la Sécurité sociale, définitivement adopté le 16 décembre 2025, ne comporte aucun gel des pensions (boursorama.com, décembre 2025).

Cette confusion a eu des conséquences réelles. Un couple de retraités qui réduit ses dépenses de 150 € par mois par crainte d'un gel perd 1 800 € de pouvoir d'achat sur l'année : alors que ses pensions ont été revalorisées, certes modestement, mais sans blocage. L'anticipation d'une mesure non adoptée coûte parfois plus cher que la mesure elle-même.

Exemple budget retraite : cas pratique chiffré pour un retraité en 2026

Les chiffres macroéconomiques prennent tout leur sens quand on les traduit en euros sur un relevé de pension. Voici un cas pratique construit à partir des données officielles 2026, pour un retraité type du régime général.

Prenons un ancien salarié du privé, carrière complète de 42 annuités, qui perçoit une pension de base CNAV de 1 200 € brut et une retraite complémentaire Agirc-Arrco de 700 € brut, soit 1 900 € brut mensuel avant impôt. Après prélèvements sociaux (CSG, CRDS, CASA) à un taux médian de 7,4 %, sa pension nette mensuelle s'établit autour de 1 760 €.

Un exemple de budget retraite chiffré mois par mois détaille la répartition type des dépenses. Avec 1 760 € net, les postes fixes (logement, énergie, alimentation, mutuelle) absorbent souvent 70 à 80 % du revenu, laissant une capacité d'épargne résiduelle de 200 à 350 € par mois.

Pour obtenir un aperçu complet, la revalorisation des retraites à +0,9 % pour 2026 est essentielle.

Simulation : impact du +0,9 % sur une pension mensuelle

La revalorisation de +0,9 % se traduit concrètement ainsi sur notre cas type :

  • Pension de base CNAV : 1 200 € × 0,9 % = +10,80 € par mois, soit +129,60 € sur l'année.
  • La pension complémentaire Agirc-Arrco n'est pas concernée par cette revalorisation légale : elle suit son propre calendrier.

Sur l'année 2026, ce retraité percevra donc environ 130 € de plus au titre de sa pension de base. À titre de comparaison, le PASS a progressé de +2 % (de 47 100 € à 48 060 €), soit plus du double de la revalorisation des pensions. Cet écart illustre le décalage entre l'indexation des pensions : calée sur l'inflation hors tabac : et celle des plafonds sociaux.

Pour une retraitée seule percevant une pension de base de 900 €, le gain mensuel est de 8,10 €. Pour un couple de retraités cumulant deux pensions de base de 1 400 € chacune, le gain annuel atteint environ 302 €.

Compléter sa retraite avec le PER : chiffres 2024-2026

Le Plan d'Épargne Retraite (PER) s'impose comme le complément individuel au système par répartition. Fin 2024, il totalisait 125,7 milliards d'euros d'encours et 11,6 millions de titulaires (boursorama.com, novembre 2025). La croissance annuelle moyenne des encours dépasse 20 % depuis le lancement du PER en 2019.

Le PER permet de se constituer une épargne déductible du revenu imposable pendant la vie active, puis de la récupérer en capital ou en rente à la retraite. Pour un actif imposé à 30 %, chaque versement de 1 000 € sur un PER coûte 700 € après économie d'impôt.

À titre illustratif, un épargnant qui place 200 € par mois sur un PER pendant 20 ans, avec un rendement prudent de 3 % annualisé, constitue un capital d'environ 65 500 €. Converti en rente viagère à 65 ans, ce capital générerait un complément mensuel de l'ordre de 200 à 250 €, selon les conditions de marché et les tables de mortalité en vigueur au moment de la conversion.

Comprendre les implications fiscales du PER est essentiel, un plan épargne retraite impôt exemple peut vous éclairer.

💡 À noter : le PER a bénéficié de deux signaux positifs dans le budget 2026 : le maintien de son cadre fiscal avantageux et l'absence de nouveau plafonnement des déductions. Pour 2026, le plafond annuel de déduction PER reste fixé à 10 % du PASS × 8, soit 38 448 € maximum pour les revenus 2025 déclarés en 2026.

Pour mieux comprendre l'impact fiscal, découvrez un exemple de plan épargne retraite et son calcul pour 2026.

Part des retraites dans le budget de l'État : enjeux et perspectives

La part des retraites dans le budget de l'État suscite un débat récurrent. Les pensions ne constituent pas à proprement parler une ligne du budget de l'État : elles relèvent des comptes de la Sécurité sociale : mais les subventions d'équilibre versées à certains régimes et les pensions des fonctionnaires d'État pèsent directement sur les finances publiques.

Trois postes dominent les dépenses publiques françaises :

  • Les retraites : environ 14 % du PIB, premier poste social.
  • La santé : environ 8 % du PIB via l'Assurance maladie.
  • L'éducation : environ 5 % du PIB (budget de l'Éducation nationale).

Ces trois budgets concentrent plus de la moitié de la dépense publique totale. Le poids des retraites s'explique par la générosité relative du système français : selon l'OCDE, le taux de remplacement net médian en France avoisine 74 % du salaire de fin de carrière, contre 58 % en moyenne dans les pays de l'OCDE.

Déficit retraite public/privé : ce que disent les comptes

Le projet de loi de finances 2026 fixe un déficit public cible de 4,7 % du PIB pour 2026, avec une trajectoire de retour sous 3 % en 2029 (economie.gouv.fr, octobre 2025). Dans ce contexte, le financement des retraites reste observé de près.

En 2023, le solde global du système de retraite était légèrement positif (+0,3 % du PIB selon les comptes de la Sécurité sociale). Ce résultat d'ensemble masque des situations contrastées : le régime général présente un solde proche de l'équilibre, tandis que certains régimes spéciaux restent structurellement déficitaires et bénéficient de subventions publiques.

La LFSS 2026 a introduit des ajustements sur la suspension de la réforme des retraites (service-public.gouv.fr, février 2026). Sans entrer dans le détail des dispositions, le report de certaines mesures paramétriques (notamment l'accélération du relèvement de l'âge légal) a mécaniquement allégé la pression sur les comptes à court terme, au prix d'une tension accrue à moyen terme selon les projections du Conseil d'orientation des retraites.

Le vieillissement démographique reste la variable lourde : le ratio actifs/retraités continue de se dégrader, et la part des plus de 65 ans dans la population française passera de 21 % en 2024 à près de 29 % en 2050 selon l'INSEE.

Le gouvernement a dévoilé les grandes lignes du budget 2026, avec un déficit public ciblé et des économies importantes.

Retraites, santé, éducation : le poids comparé dans les dépenses publiques

La Santé arrive en deuxième position des dépenses publiques, avec une envolée des coûts liée au vieillissement : précisément le même facteur qui pèse sur les retraites. L'Éducation nationale, troisième poste, représente un investissement à long terme dans le capital humain.

Ce trio retraites-santé-éducation structure le budget de la nation. Pour le lecteur qui prépare sa retraite, cette hiérarchie a une implication concrète : les arbitrages budgétaires futurs se feront probablement entre ces trois masses. Un retraité ne peut pas compter uniquement sur le système par répartition pour maintenir son niveau de vie sur 25 ou 30 ans de retraite.

La comparaison internationale fournit un éclairage utile. La France consacre une part du PIB aux retraites supérieure de 6 points à la moyenne OCDE (environ 8 % du PIB). Cet écart reflète un choix de société : des pensions plus généreuses, un âge effectif de départ plus précoce : mais aussi une vulnérabilité : en cas de choc économique ou démographique, l'ajustement est plus douloureux que dans les pays ayant développé davantage l'épargne retraite individuelle.

Quelle stratégie d'épargne retraite selon votre profil ?

Le budget retraite France fonctionne comme un étage de fusée : un premier niveau obligatoire (les régimes de base et complémentaires), et un étage individuel facultatif (le PER, l'assurance-vie, l'immobilier locatif). L'équation personnelle dépend de votre statut professionnel.

  • Salarié du privé : le régime général + l'Agirc-Arrco assurent un taux de remplacement moyen de 50 à 65 % du salaire de fin de carrière. Le PER est particulièrement pertinent pour les cadres imposés à 30 % ou plus.
  • Fonctionnaire : le taux de remplacement du dernier traitement indiciaire est plus élevé (75 % en moyenne pour une carrière complète). La Retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP) joue le rôle de complément obligatoire. Le PER peut servir à loger des primes non prises en compte dans le calcul de la pension.
  • Indépendant : les pensions de base sont historiquement plus faibles. Le PER et les contrats Madelin constituent des leviers de complément indispensables.

Pour tous les profils, trois principes guident la préparation : commencer tôt (l'effet des intérêts composés sur 30 ans est considérable), diversifier les enveloppes (PER + assurance-vie + épargne disponible), et ne pas tout miser sur l'optimisation fiscale au détriment de la liquidité.

Anticiper sa pension : les outils pour estimer vos droits

Pour évaluer votre pension future et calibrer votre effort d'épargne, plusieurs outils officiels gratuits existent.

  • Info-retraite.fr : le simulateur officiel inter-régimes donne une estimation de votre pension à différents âges de départ, en intégrant tous vos régimes.
  • Le relevé de carrière disponible sur l'espace personnel info-retraite permet de vérifier que toutes vos périodes d'activité sont bien enregistrées.
  • Le simulateur PER proposé par l'AMF et la Banque de France aide à comparer les frais des contrats.

Une vérification annuelle de votre relevé de carrière est un réflexe rentable. Une année non validée peut coûter plusieurs dizaines d'euros par mois sur votre future pension. La régularisation est possible, mais elle devient plus complexe passé un certain délai.

Fiche pratique

Revalorisation 2026+0,9 % sur les pensions de retraite de base au 1er janvier 2026 (service-public.gouv.fr)
PASS 202648 060 €/an, plafond mensuel 4 005 € (contre 47 100 € et 3 925 € en 2025, soit +2 %)
Abattement fiscal10 % sur les pensions maintenu par la loi de finances 2026 (economie.gouv.fr)
PER (fin 2024)125,7 Mds€ d'encours, 11,6 millions de titulaires (boursorama.com, nov. 2025)
Déficit public cible 20264,7 % du PIB, objectif < 3 % en 2029 (economie.gouv.fr, oct. 2025)
Prestations de base 2024288,0 Md€, plus de la moitié versée par le régime général (evaluation.securite-sociale.fr)
Contact officielinfo-retraite.fr pour estimer votre pension personnelle

Sources

Ces informations sont données à titre indicatif et ne remplacent pas l'avis d'un conseiller financier. Étudiez votre situation avec un professionnel agréé avant de vous engager.

Vos questions

Quel est le coût des retraités en France ?

En 2023, les dépenses de retraite en France atteignaient 379,8 milliards d'euros, soit 13,4 % du PIB (comptes de la Sécurité sociale). Cela représente environ 40 % des prestations sociales du pays. Rapporté au nombre de retraités : environ 17 millions : le coût moyen par retraité dépasse 22 000 € par an, bien que ce chiffre masque de fortes disparités selon les régimes et les carrières.

Quels sont les 3 plus gros budgets de l'État ?

Les trois premiers postes de dépenses publiques en France sont les retraites (environ 14 % du PIB), la santé et l'éducation. Les pensions de retraite constituent le premier budget social de l'État, devant les dépenses de santé qui représentent environ 8 % du PIB selon les comptes de la Sécurité sociale.

Est-ce qu'une retraite de 3000 € est une bonne retraite ?

Une pension de 3 000 € net mensuel place un retraité au-dessus du niveau de vie médian des retraités français. Selon les données disponibles, la pension moyenne tous régimes confondus tourne autour de 1 500 € brut par mois. 3 000 € correspond davantage au niveau d'un ancien cadre supérieur ou d'un fonctionnaire de catégorie A ayant effectué une carrière complète.

Quel est le budget de la retraite ?

Le budget consacré aux pensions de retraite s'élevait à 379,8 milliards d'euros en 2023, soit 13,4 % du PIB (comptes de la Sécurité sociale). En 2024, les prestations de retraite de base ont atteint 288,0 milliards d'euros, dont plus de la moitié versée par le régime général. Pour 2026, une hausse des moyens de 6 milliards d'euros a été annoncée.

Quel est le coût des retraites des fonctionnaires par rapport au privé ?

Le régime général de la Sécurité sociale (CNAV) verse plus de la moitié des prestations de retraite de base en France. Le coût des retraites des fonctionnaires est porté par le budget de l'État (pour les fonctionnaires d'État) et par des régimes spéciaux, dont l'équilibre financier fait l'objet de subventions publiques. La comparaison des coûts entre public et privé dépend du périmètre retenu : les taux de remplacement et les durées de cotisation diffèrent selon les régimes.