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CSG retraite 2026 : comprendre vos taux, seuils et ce que vous payez réellement

CSG retraite 2026 : découvrez les 4 taux (0 %, 3,8 %, 6,6 %, 8,3 %), les nouveaux plafonds de revenus, les conditions d'exonération et un calcul concret

Laura DuvalLaura Duval 20 minutes de lecture
Assurance retraite, Agirc-Arrco... Découvrez le taux officiel de CSG 2026 selon vos revenus

Votre taux de CSG retraite 2026 dépend d'un critère unique : votre revenu fiscal de référence (RFR) 2024, celui qui figure sur votre avis d'imposition 2025. Les quatre taux restent inchangés cette année : exonération (0 %), taux réduit (3,8 %), taux médian (6,6 %) et taux normal (8,3 %) : mais les seuils de RFR qui les déclenchent ont été revalorisés de +1,8 %. Un écart qui paraît technique et qui, pourtant, peut modifier de plusieurs centaines d'euros le montant net de votre pension. Voici comment vérifier votre taux, anticiper un éventuel changement de tranche et calculer ce que vous paierez réellement en 2026.

Ce que sont vraiment la CSG, la CRDS et la CASA sur votre pension

Trois prélèvements distincts s'appliquent chaque mois sur votre pension de retraite brute. La CSG (contribution sociale généralisée) est le plus important. Viennent ensuite la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) et la CASA (contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie). Leur assiette commune est le montant brut de votre pension, avant abattement fiscal.

Ces prélèvements ne sont pas optionnels. Ils sont effectués directement par votre caisse de retraite : régime de base, Agirc-Arrco ou régime des fonctionnaires (CSSM) : avant le versement de votre pension nette. En 2026, les taux eux-mêmes n'ont pas changé. Ce qui bouge, c'est le barème des seuils de revenu fiscal de référence qui détermine dans quelle catégorie vous vous situez.

Le cumul des trois prélèvements peut représenter jusqu'à 9,1 % de votre pension brute au taux normal (8,3 % de CSG + 0,5 % de CRDS + 0,3 % de CASA). Au taux réduit, le total atteint 4,3 % (3,8 % + 0,5 %). Ces écarts sont significatifs sur une année complète.

📌 Important : la CSG, la CRDS et la CASA s'appliquent sur le montant brut de la pension, pas sur le net. Si votre pension brute mensuelle est de 1 400 €, les 9,1 % sont calculés sur ces 1 400 €, soit 127,40 € de retenues.

La CSG : financement de la protection sociale

Créée en 1991, la CSG est un impôt affecté au financement de la Sécurité sociale : assurance maladie, prestations familiales, retraite et dépendance. Sur les pensions de retraite, elle se décline en quatre taux selon le niveau de revenus du foyer fiscal. Contrairement aux cotisations sociales prélevées sur les salaires, la CSG ne génère pas de droits supplémentaires : elle finance la solidarité nationale.

Depuis 2018, la hausse de 1,7 point du taux normal (passé de 6,6 % à 8,3 %) a été instaurée en remplacement de la hausse de TVA initialement prévue. Cette mesure, toujours en vigueur en 2026, a fait l'objet de débats récurrents, mais aucune modification légale n'a été adoptée pour la remettre en cause.

CRDS et CASA : deux prélèvements souvent oubliés

La CRDS (0,5 %) est prélevée depuis 1996. Elle est affectée au remboursement de la dette sociale accumulée par la Sécurité sociale. Son taux est fixe et s'applique à tous les retraités assujettis à la CSG, quel que soit leur taux, sauf en cas d'exonération totale.

La CASA (0,3 %), créée en 2013, finance la perte d'autonomie des personnes âgées (APA). Elle ne s'applique qu'aux retraités soumis au taux médian (6,6 %) ou normal (8,3 %) de CSG. Un retraité au taux réduit (3,8 %) ou exonéré (0 %) n'en est pas redevable.

Concrètement, le prélèvement total mensuel est donc : 0 % pour un exonéré, 4,3 % pour un taux réduit, 7,4 % pour un taux médian et 9,1 % pour un taux normal.

Résidents hors métropole : règles spécifiques

Les retraités résidant hors de France métropolitaine sont soumis à des règles particulières. Pour les résidents à l'étranger hors Union européenne et Espace économique européen qui ne relèvent pas d'un régime obligatoire français d'assurance maladie, le taux de CSG est remplacé par la COTAM (contribution de solidarité territoriale) au taux de 3,2 % (source : retraitesdeletat.gouv.fr, 2026).

À Mayotte, une contribution spécifique s'applique au taux de 4,47 % depuis le 1er janvier 2026 (source : retraitesdeletat.gouv.fr, 2026). Ce taux tient compte de la convergence progressive du régime social mahorais vers le droit commun métropolitain. Les résidents des autres collectivités d'outre-mer (Wallis-et-Futuna, Polynésie française, Nouvelle-Calédonie) peuvent également relever de dispositions spécifiques, à vérifier auprès de leur caisse de retraite.

Les 4 taux de CSG retraite 2026 et les plafonds de revenu fiscal de référence

Quatre paliers de CSG s'appliquent aux pensions de retraite en 2026 : exonération totale (0 %), taux réduit (3,8 %), taux médian (6,6 %) et taux normal (8,3 %). Le critère déterminant est le revenu fiscal de référence (RFR) de l'année N-2, soit le RFR 2024 pour l'année 2026.

Le barème des seuils est revalorisé chaque année. Pour 2026, la hausse est de +1,8 %, correspondant à l'indice des prix à la consommation hors tabac de 2024 (source : lassuranceretraite.fr, janvier 2026). Une progression modérée comparée à la revalorisation des pensions de +5,3 % intervenue en janvier 2024 (source : CFDT Retraités, décembre 2025) : un décalage qui peut piéger certains retraités, nous y reviendrons.

Pour consulter le détail complet des quatre tranches avec les seuils actualisés, vous pouvez vous référer au barème détaillé de la CSG retraite 2026.

Le revenu fiscal de référence (RFR) : la clé de votre taux

Le RFR figure sur la première page de votre avis d'imposition, dans le cadre « Vos références ». Il s'agit de votre revenu imposable majoré de certains revenus exonérés (plus-values, etc.) et abattements. Pour un couple, le RFR est celui du foyer fiscal, divisé par le nombre de parts.

Le mécanisme est simple : votre caisse de retraite reçoit chaque année votre RFR directement de l'administration fiscale. Elle applique alors automatiquement le taux correspondant. Vous n'avez aucune démarche à effectuer : sauf en cas d'erreur, que nous détaillons dans la section « Comment connaître et vérifier son taux ».

Le RFR pris en compte pour 2026 est celui de l'année 2024, déclaré au printemps 2025 et figurant sur l'avis d'imposition reçu entre juillet et septembre 2025.

Tableau des seuils 2026 par nombre de parts fiscales

Le barème officiel 2026 fixe des seuils de RFR pour chaque taux. À titre d'illustration pour une personne seule (1 part fiscale) : l'exonération totale s'applique si le RFR 2024 est inférieur à 12 818 €, et le taux réduit (3,8 %) si le RFR 2024 est inférieur à 13 048 € (source : retraitesdeletat.gouv.fr, 2026).

Les seuils augmentent avec le nombre de parts fiscales. Le tableau des valeurs précises pour 1, 1,5, 2, 2,5, 3 parts et au-delà est disponible sur le tableau des 4 taux de CSG retraite 2026. Chaque demi-part supplémentaire relève les plafonds d'environ 5 836 € (majoration constatée pour le barème du LEP 2026, fourchette indicative pour la CSG).

⚠️ Attention : les seuils exacts par nombre de parts doivent être vérifiés sur votre avis officiel ou auprès de votre caisse. Les valeurs citées ici pour 1 part sont les seules confirmées par les sources disponibles à date.

Taux CSG retraite 2026 pour un couple : ce que dit le barème

Pour un couple marié ou pacsé (2 parts fiscales), les seuils de RFR sont mécaniquement plus élevés. À titre d'exemple, si le seuil d'exonération pour 1 part est de 12 818 €, le seuil pour 2 parts se situe approximativement autour de 24 000 € (extrapolation prudente à partir des barèmes antérieurs et de la majoration par demi-part).

Le RFR pris en compte est celui du foyer : les revenus des deux conjoints sont additionnés puis divisés par le nombre de parts. Un couple dont chaque membre perçoit une pension modeste peut donc bénéficier du taux réduit ou de l'exonération, alors qu'un célibataire avec la même pension individuelle serait au taux médian.

Pour une simulation personnalisée adaptée à votre situation familiale, le simulateur de taux CSG retraite 2026 vous permet d'estimer votre taux en quelques clics.

Comment votre taux de CSG est-il déterminé et mis à jour chaque année ?

La détermination du taux de CSG suit une mécanique annuelle parfaitement rodée entre l'administration fiscale et les caisses de retraite. Aucune démarche n'est requise de votre part : tout est automatisé. Mais comprendre ce calendrier vous aide à anticiper un éventuel changement de tranche.

Le principe repose sur un décalage de deux ans : votre taux 2026 est calculé sur votre RFR 2024. Ce décalage protège les retraités dont les revenus augmentent temporairement (vente d'un bien, par exemple). Il crée aussi un effet d'inertie qui peut jouer en votre faveur ou en votre défaveur selon l'évolution de vos revenus.

Du RFR 2024 à votre taux 2026 : le calendrier exact

Le calendrier de détermination du taux suit trois étapes annuelles :

  • Mai-juin 2025 : vous déclarez vos revenus 2024 aux impôts.
  • Juillet-septembre 2025 : vous recevez votre avis d'imposition 2025 mentionnant votre RFR 2024.
  • Automne 2025 : l'administration fiscale transmet automatiquement votre RFR aux caisses de retraite.
  • 1er janvier 2026 : votre caisse applique le nouveau taux correspondant à votre RFR.

Si votre RFR 2024 a baissé par rapport à 2023, votre taux peut baisser au 1er janvier 2026. S'il a augmenté, le taux peut monter : sauf si le dispositif de lissage vous protège. Les caisses reçoivent les informations fiscales par voie dématérialisée, sans intervention du retraité.

Le dispositif de lissage : pourquoi votre taux ne saute pas d'un coup

Le lissage est le mécanisme le moins connu et le plus protecteur du système. Son principe : un retraité qui bénéficiait du taux réduit (3,8 %) et dont le RFR dépasse désormais le seuil ne bascule pas automatiquement au taux médian (6,6 %).

Concrètement, selon le site lassuranceretraite.fr (janvier 2026), si votre RFR 2024 dépasse le plafond du taux réduit mais que vous étiez déjà à ce taux réduit en 2025, vous y restez en 2026. Le taux n'augmente que si le dépassement se confirme deux années consécutives. Cette « clause d'atténuation » évite les effets de seuil brutaux.

Dans les faits, ce dispositif protège chaque année des dizaines de milliers de retraités dont le RFR franchit temporairement le plafond : par exemple à la suite d'une revalorisation de pension ou d'un rachat de trimestres.

Taux CSG retraite 2026 Agirc-Arrco : même barème, même logique

Les pensions versées par l'Agirc-Arrco (régime complémentaire des salariés du privé) sont soumises exactement au même barème CSG que les pensions du régime de base. Les quatre taux (0 %, 3,8 %, 6,6 %, 8,3 %) et les seuils de RFR sont identiques.

Une différence pratique existe cependant : le taux appliqué par l'Agirc-Arrco peut temporairement différer de celui du régime de base. La cause ? Un délai de transmission des informations fiscales entre les administrations. Ce décalage se résorbe généralement en mars, lorsque l'Agirc-Arrco reçoit les données fiscales à jour. Pour les détails sur ce point, consultez notre article sur la CSG retraite Agirc-Arrco en 2026.

De plus, il est important de noter que l'augmentation retraite Agirc-Arrco 2026 a un impact sur le calcul de votre CSG.

Cas pratique chiffré : quel prélèvement total sur une pension de 1 400 € par mois ?

Prenons un cas concret. Marie, retraitée célibataire (1 part fiscale), perçoit une pension brute mensuelle de 1 400 € (régime de base + Agirc-Arrco). Son RFR 2024 s'établit à 14 200 €, juste au-dessus du seuil de taux réduit (13 048 € pour 1 part). Elle bascule donc au taux normal en 2026, en l'absence de protection par le lissage (elle n'était pas au taux réduit l'année précédente).

Les chiffres qui suivent montrent l'impact mensuel et annuel de ce basculement.

Scénario 1 : taux normal 8,3 % appliqué

Avec un taux normal de 8,3 %, voici le détail des prélèvements mensuels sur la pension brute de 1 400 € :

  • CSG (8,3 %) : 116,20 €
  • CRDS (0,5 %) : 7,00 €
  • CASA (0,3 %) : 4,20 €
  • Prélèvement total mensuel : 127,40 €
  • Pension nette mensuelle : 1 272,60 €

Sur une année entière, le prélèvement total atteint 1 528,80 €. Ce montant est prélevé à la source par les caisses de retraite : Marie ne le voit jamais arriver sur son compte bancaire. C'est sa pension nette de 1 272,60 € qui est versée chaque mois.

Scénario 2 : taux réduit 3,8 % : l'écart sur une année

Si le RFR 2024 de Marie avait été inférieur à 13 048 €, elle aurait conservé le taux réduit. Voici ce qu'elle aurait payé :

  • CSG (3,8 %) : 53,20 €
  • CRDS (0,5 %) : 7,00 €
  • CASA : 0 € (non applicable au taux réduit)
  • Prélèvement total mensuel : 60,20 €
  • Pension nette mensuelle : 1 339,80 €

L'écart est frappant : 67,20 € de différence chaque mois entre le taux normal et le taux réduit. Sur une année, cela représente 806,40 € de pouvoir d'achat en moins. Pour un budget mensuel serré, cette somme équivaut à près de deux semaines de courses alimentaires.

La part déductible de la CSG : un avantage fiscal à ne pas oublier

Une fraction de la CSG prélevée est déductible du revenu imposable l'année suivante. Au taux normal (8,3 %), la part déductible est de 5,9 % (source : juris-cnracl.retraites.fr, décembre 2025). Au taux médian (6,6 %), elle est de 4,2 %.

Concrètement, pour Marie au taux normal, sur les 116,20 € de CSG prélevés chaque mois, 82,60 € (soit 5,9 % de 1 400 €) sont déductibles de son revenu imposable. Sur l'année, cela représente 991,20 € de CSG déductible.

Cette déduction vient réduire la base imposable à l'impôt sur le revenu. Pour un retraité imposé dans la tranche à 11 %, l'économie fiscale est d'environ 109 € par an. Ce n'est pas un remboursement, mais une atténuation partielle de la charge. La CRDS et la CASA, elles, ne sont jamais déductibles.

L'erreur courante : confondre hausse de pension et franchissement du seuil CSG

Le piège le plus fréquent chez les retraités n'est pas une hausse des taux : les taux sont stables en 2026 : mais un franchissement de seuil dû au décalage entre la revalorisation des pensions et celle du barème CSG.

Les pensions ont été revalorisées de +5,3 % en janvier 2024 (source : CFDT Retraités, décembre 2025). Le barème CSG 2026, lui, n'a progressé que de +1,8 %. Cet écart de 3,5 points signifie que le RFR de nombreux retraités a augmenté plus vite que les seuils. Résultat : un basculement vers le taux supérieur, sans que le taux lui-même ait changé.

Pourquoi la revalorisation des pensions peut augmenter votre taux de CSG

Le mécanisme est mécanique. Votre RFR intègre vos pensions de retraite perçues en 2024, revalorisées de +5,3 %. Si vous étiez proche du plafond de votre tranche, cette hausse de pension peut vous faire franchir le seuil. Le taux applicable en 2026 passe alors, par exemple, de 3,8 % à 6,6 %, ou de 6,6 % à 8,3 %.

Prenons le cas d'un retraité seul dont le RFR 2023 était de 12 600 € : il était exonéré. Avec la revalorisation de sa pension de +5,3 % en 2024, son RFR 2024 atteint 13 268 €. Le seuil d'exonération pour 1 part étant de 12 818 €, il bascule au taux réduit (3,8 %), voire au taux médian (6,6 %) si son RFR dépasse 13 048 €. Sa pension nette diminue alors, malgré la hausse brute de janvier 2024.

💡 À noter : ce phénomène ne touche pas tous les retraités, mais principalement ceux dont le RFR se situe dans une fourchette de 1 000 à 2 000 € autour des seuils. Pour en savoir plus sur les impacts de la baisse de certaines retraites Agirc-Arrco en janvier 2026, un article dédié détaille ce mécanisme.

Comment vérifier si vous risquez de changer de tranche en 2026

Repérez votre RFR 2024 sur votre avis d'imposition 2025. Comparez-le aux seuils du barème 2026 pour votre nombre de parts. Si votre RFR se situe à moins de 500 € d'un plafond, la vigilance s'impose pour l'année suivante.

Vous pouvez simuler votre taux précis avec le simulateur de taux CSG retraite 2026. Si vous anticipez un franchissement de seuil, deux leviers existent : réduire votre RFR via des charges déductibles (dons, pensions alimentaires, etc.) ou, pour les actifs proches de la retraite, planifier la date de liquidation de leurs droits.

Rappelez-vous que le dispositif de lissage peut vous maintenir au taux réduit même en cas de dépassement modéré : ne concluez pas trop vite à un basculement automatique.

Est-ce que la CSG va être supprimée pour les retraités ?

Non. Cette question revient régulièrement dans le débat public et sur les moteurs de recherche, mais aucune suppression de la CSG retraite n'est inscrite dans la loi. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 maintient intégralement le dispositif des quatre taux.

La CSG rapporte environ 125 milliards d'euros par an aux finances sociales (tous revenus confondus). Sa suppression pour les seuls retraités représenterait une perte de recettes de plusieurs dizaines de milliards, qu'aucun texte législatif n'a prévu de compenser à ce jour. Les débats sur une éventuelle suppression ciblée pour les petites retraites restent à l'état de propositions politiques, sans traduction légale adoptée.

Comment connaître et vérifier son taux de CSG sur sa retraite en 2026 ?

Votre taux de CSG est rappelé sur votre titre de pension et sur chacun de vos bulletins mensuels de versement (relevé de paiement Agirc-Arrco, décompte CARSAT/CNAV, bulletin CSSM pour les fonctionnaires). Vérifier ce taux est simple et prend moins de cinq minutes en suivant les trois étapes ci-dessous.

Un taux erroné n'est pas une fatalité. Chaque année, des milliers de retraités constatent un décalage entre le taux appliqué et celui auquel ils ont droit, souvent à cause d'une transmission incomplète des données fiscales ou d'un changement de situation familiale non pris en compte. La procédure de contestation est gratuite et le rattrapage intervient généralement sous deux à trois mois.

Étape 1 : retrouver votre revenu fiscal de référence

Prenez votre dernier avis d'imposition, celui reçu à l'été 2025 portant sur les revenus de 2024. Le RFR figure en première page, dans l'encadré « Vos références », à la ligne « Revenu fiscal de référence ». Il est généralement exprimé avec deux décimales.

Si vous avez égaré cet avis, connectez-vous à votre espace particulier sur impots.gouv.fr, rubrique « Documents ». L'avis y est conservé pendant trois ans. Vous pouvez aussi contacter votre centre des impôts par messagerie sécurisée pour obtenir un duplicata.

Étape 2 : identifier votre nombre de parts et consulter le barème

Votre nombre de parts fiscales figure sur ce même avis d'imposition. Une personne célibataire, divorcée ou veuve a 1 part. Un couple marié ou pacsé déclarant ensemble a 2 parts. Les majorations pour enfants à charge et certaines situations (invalidité, ancien combattant) ajoutent des demi-parts.

Muni de votre RFR et de votre nombre de parts, comparez ces deux valeurs au barème 2026. Le tableau des 4 taux de CSG retraite 2026 fournit les seuils complets. Si votre RFR est inférieur au seuil d'un taux, c'est ce taux qui doit s'appliquer.

Étape 3 : vérifier et contester si besoin

Comparez le taux théorique obtenu à l'étape 2 avec celui qui figure sur votre bulletin de pension. S'ils concordent, tout est en ordre.

En cas de divergence, contactez votre caisse de retraite par écrit (courrier recommandé ou messagerie sécurisée de votre espace personnel). Joignez la copie de votre avis d'imposition 2025. Précisez le taux que vous estimez applicable. Les coordonnées figurent sur votre relevé de pension.

Le délai de traitement est généralement de 30 à 60 jours. Si le taux appliqué était effectivement trop élevé, la caisse procède à un rappel rétroactif au 1er janvier 2026, directement crédité sur votre compte bancaire. Les caisses de retraite sont tenues de répondre dans un délai raisonnable, conformément aux obligations de service public.

Exonération de CSG retraite 2026 : qui est vraiment concerné ?

L'exonération totale de CSG (taux 0 %) n'est pas un mythe : près de 29 % des retraités en bénéficiaient en 2024 (source : CFDT Retraités, décembre 2025). Soit presque un retraité sur trois. Le taux réduit (3,8 %) concernait 15 % des pensionnés, le taux médian (6,6 %) 27 %, et le taux normal (8,3 %) les 29 % restants.

Ces chiffres montrent une réalité nuancée : si près d'un tiers des retraités est exonéré, plus de la moitié (56 %) est soumise aux taux médian ou normal, les plus lourds. La répartition par taux dépend directement du niveau de pension et de la composition du foyer fiscal.

Les conditions cumulatives pour être exonéré

Pour bénéficier de l'exonération totale de CSG en 2026, trois conditions doivent être remplies simultanément :

  • Résider en France métropolitaine ou dans un DOM (hors règles spécifiques déjà évoquées pour Mayotte et l'étranger).
  • Être affilié à un régime obligatoire français d'assurance maladie (régime général, régime agricole, régime des indépendants, etc.).
  • Avoir un RFR 2024 inférieur au seuil d'exonération correspondant à son nombre de parts fiscales (12 818 € pour 1 part).

Un retraité qui remplit les deux premières conditions mais dont le RFR dépasse le seuil d'exonération reste assujetti, a minima au taux réduit de 3,8 % si son RFR est inférieur à 13 048 € (1 part). Au-delà, le taux médian ou normal s'applique.

Répartition réelle des retraités par taux de CSG en 2024

Les données de la CFDT Retraités (décembre 2025) permettent de visualiser la ventilation des retraités français par taux de CSG en 2024 :

  • Taux zéro (exonération) : 29 % : majoritairement des petites pensions, souvent des femmes seules et des veuves.
  • Taux réduit (3,8 %) : 15 % : des retraités aux revenus modestes, proches du seuil d'exonération.
  • Taux médian (6,6 %) : 27 % : la tranche intermédiaire, correspondant à des pensions moyennes.
  • Taux normal (8,3 %) : 29 % : les retraités les plus aisés ou disposant de revenus complémentaires.

Cette répartition a peu évolué entre 2023 et 2024. Pour 2025 et 2026, la revalorisation du barème de +1,8 % pourrait faire légèrement progresser la part des taux zéro et réduit, mais les données consolidées ne sont pas encore publiées.

Cas particulier du régime local Alsace-Moselle

Les retraités relevant du régime local d'assurance maladie Alsace-Moselle sont soumis aux mêmes règles de CSG que les autres retraités métropolitains. Le régime local concerne l'assurance maladie obligatoire : il n'affecte ni les taux de CSG ni les seuils applicables.

La seule spécificité concerne les cotisations maladie prélevées sur la pension, qui sont légèrement inférieures à celles du régime général (0,85 % au lieu de 1,70 % environ sur les pensions complémentaires). Cette différence est indépendante de la CSG. Pour les retraités alsaciens-mosellans, le barème détaillé de la CSG retraite 2026 reste la référence.

Points clés

  • Les quatre taux de CSG (0 %, 3,8 %, 6,6 %, 8,3 %) sont stables en 2026, seuls les seuils de RFR sont revalorisés de +1,8 %.
  • Avec la CRDS (0,5 %) et la CASA (0,3 %), le prélèvement total peut atteindre 9,1 % de la pension brute au taux normal.
  • Le dispositif de lissage protège les retraités au taux réduit : même si leur RFR dépasse le seuil, le taux n'augmente pas automatiquement.
  • Un retraité célibataire avec 1 400 € de pension brute perd 116,20 € par mois au taux normal, contre 53,20 € au taux réduit.

Fiche pratique

Taux normal CSG8,3 % (dont 5,9 % déductibles du revenu imposable)
Taux médian CSG6,6 % (dont 4,2 % déductibles)
Taux réduit CSG3,8 %
Exonération totale0 %
CRDS0,5 % sur le montant brut de la pension
CASA0,3 % (taux médian et normal uniquement)
Prélèvement total maximal9,1 % (8,3 % + 0,5 % + 0,3 %)
Seuil exonération 1 partRFR 2024 inférieur à 12 818 €
Seuil taux réduit 1 partRFR 2024 compris entre 12 818 € et 13 048 €
Revalorisation barème 2026+1,8 % (indice des prix 2024)
Répartition retraités 202429 % exonérés, 15 % taux réduit, 27 % taux médian, 29 % taux normal (CFDT Retraités)
Résidents hors métropoleCOTAM 3,2 % ; Mayotte : contribution spécifique 4,47 %
CalendrierRFR 2024 (avis 2025) → taux appliqué au 1er janvier 2026
Contact vérificationCaisse de retraite + avis d'imposition 2025

Ces informations sont données à titre indicatif et ne remplacent pas l'avis d'un conseiller financier. Étudiez votre situation avec un professionnel agréé avant de vous engager.

Vos questions

Qu'est-ce qui va changer pour les retraités en 2026 ?

Les taux de CSG eux-mêmes ne changent pas en 2026 : ils restent à 0 %, 3,8 %, 6,6 % et 8,3 %. Ce qui évolue, ce sont les seuils de revenu fiscal de référence (RFR) qui déterminent votre taux : ils sont revalorisés de +1,8 %, suivant l'inflation 2024. Concrètement, si votre RFR a moins augmenté que ce seuil, vous pouvez conserver ou retrouver un taux plus favorable.

Quelle sera l'augmentation de la CSG en 2026 ?

Aucune augmentation des taux de CSG n'est appliquée en 2026. Les quatre taux (0 %, 3,8 %, 6,6 %, 8,3 %) sont stables par rapport à 2025. Seuls les plafonds de RFR sont relevés de +1,8 %. En revanche, un retraité dont le RFR 2024 a dépassé un seuil peut basculer vers un taux supérieur, ce qui augmente son prélèvement sans que le taux lui-même ait changé.

Est-ce que la CSG va être supprimée pour les retraités ?

Non. Aucune suppression de la CSG pour les retraités n'est prévue par la loi. Cette question revient régulièrement dans le débat public, mais la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 maintient intégralement le dispositif des quatre taux. Une exonération totale reste possible si votre RFR se situe sous le seuil de 12 818 € pour une part fiscale en 2026.

Quelle est l'augmentation des cotisations retraite en 2026 ?

Les cotisations sociales sur les pensions (CSG, CRDS, CASA) ne connaissent pas d'augmentation de taux en 2026. La CSG reste à 8,3 % au taux normal, la CRDS à 0,5 % et la CASA à 0,3 %. Seule la revalorisation des seuils de +1,8 % peut modifier le taux applicable à certains retraités dont le RFR a évolué.

Comment connaître mon taux de CSG sur ma retraite ?

Votre taux de CSG figure sur votre titre de pension ou votre dernier bulletin de versement. Pour le vérifier, repérez votre revenu fiscal de référence (RFR) sur votre avis d'imposition 2025 (revenus 2024), identifiez votre nombre de parts fiscales, puis comparez ces valeurs au barème 2026 publié par votre caisse de retraite. En cas d'erreur, contactez votre caisse pour demander une correction.