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Indemnité de départ à la retraite pour un ouvrier du BTP : calcul, conditions

Quelle indemnité de départ à la retraite pour un ouvrier du BTP ? Barème légal, convention collective, salaire de référence et cas pratique chiffré. Guide 2026.

Laura DuvalLaura Duval 15 minutes de lecture
Indemnité de départ à la retraite BTP : barème 2026
Calcul de indemnité départ à la retraite

Pour un ouvrier du BTP partant volontairement à la retraite avec au moins 10 ans d'ancienneté, l'indemnité légale se calcule par tranches progressives : 1/4 de mois de salaire par année jusqu'à 10 ans, puis 1/3 (11-15 ans), 1/2 (16-20 ans), 2/3 (21-25 ans) et 1 mois au-delà (Code du travail, articles D1237-1 et D1237-2). La convention collective applicable peut prévoir un barème plus favorable.

L'indemnité de départ à la retraite d'un ouvrier du BTP obéit à deux niveaux de règles : le plancher du Code du travail, que tout employeur doit respecter, et les éventuelles dispositions plus favorables de la convention collective applicable. Le montant dépend de trois paramètres : le salaire de référence, l'ancienneté dans l'entreprise et le motif du départ (volontaire ou mise à la retraite par l'employeur).

Comparatif en un coup d'œil

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RégimeBase légaleÂge minimumAncienneté minimaleTaux ≤ 10 ansTaux au-delà
Départ volontaire à la retraiteArt. L1237-9 et D1237-2 C.trav.Âge légal (62-64 ans selon génération)10 ans1/4 mois par année1/3 (11-15 ans), 1/2 (16-20), 2/3 (21-25), 1 mois (>25)
Mise à la retraite par l'employeurArt. L1237-7 et D1237-2 C.trav.70 ans (sauf accord contraire)Aucune (dès 1 an)1/4 mois par année1/3 mois par année au-delà de 10 ans (minimum 1/5)

Le Code du travail fixe un plancher que tous les salariés du secteur privé, BTP compris, peuvent invoquer. Ce minimum légal ne s'applique que si la convention collective ou le contrat de travail ne prévoit rien de plus favorable.

Pour un ouvrier du BTP qui prend l'initiative de son départ, le droit à indemnité est conditionné à une ancienneté d'au moins 10 ans dans l'entreprise (article L1237-9). En dessous de ce seuil, aucune indemnité légale n'est due, sauf disposition conventionnelle contraire.

Le barème progresse par tranches d'ancienneté, conformément aux articles D1237-1 et D1237-2 du Code du travail. Plus l'ancienneté est élevée, plus le taux appliqué augmente. L'employeur doit utiliser le salaire de référence le plus avantageux pour le salarié : nous y revenons dans la section dédiée.

Attention : ce barème constitue un minimum. Votre convention collective de branche peut prévoir des taux plus élevés ou une condition d'ancienneté plus souple. Vérifiez toujours ce que dit votre convention avant de vous fier au seul Code du travail.

Condition d'ancienneté minimale

Pour un départ volontaire à la retraite, le salarié doit justifier d'au moins 10 ans d'ancienneté ininterrompue dans l'entreprise (même groupe) à la date de rupture du contrat. Cette ancienneté s'apprécie au jour de la notification du départ.

Pour une mise à la retraite décidée par l'employeur, aucune ancienneté minimale n'est exigée : l'indemnité est due dès lors que le salarié remplit les conditions d'âge (70 ans, sauf accord collectif contraire). Le montant minimum est alors de 1/5 de mois de salaire par année d'ancienneté (article D1237-2).

Le barème du Code du travail pour un départ volontaire se décompose en cinq tranches :

  • Jusqu'à 10 ans d'ancienneté : 1/4 de mois de salaire par année
  • De 11 à 15 ans : 1/3 de mois de salaire par année pour cette tranche
  • De 16 à 20 ans : 1/2 mois de salaire par année pour cette tranche
  • De 21 à 25 ans : 2/3 de mois de salaire par année pour cette tranche
  • Au-delà de 25 ans : 1 mois de salaire par année pour cette tranche

Ces taux s'additionnent. Un salarié ayant 22 ans d'ancienneté cumule les tranches 1 à 4. La cinquième tranche ne se déclenche qu'à partir de la 26ᵉ année.

Important : pour une mise à la retraite par l'employeur, le barème est différent : 1/4 de mois par année pour les 10 premières années, puis 1/3 de mois par année au-delà, avec un plancher de 1/5 de mois par année d'ancienneté.

Départ volontaire vs mise à la retraite : deux régimes distincts

Le motif du départ modifie profondément le calcul et le régime fiscal de l'indemnité. Dans le départ volontaire, le salarié prend l'initiative : il choisit sa date, notifie son employeur et bénéficie d'un régime fiscal favorable (exonération partielle).

Dans la mise à la retraite, c'est l'employeur qui impose la rupture, généralement à partir de 70 ans. Le barème est moins avantageux au-delà de 10 ans d'ancienneté (1/3 au lieu de taux progressifs), mais il s'applique sans condition d'ancienneté minimale. L'indemnité de mise à la retraite est en outre soumise au régime social et fiscal des indemnités de licenciement.

Un ouvrier du BTP proche de la retraite a donc intérêt, chaque fois que possible, à anticiper son départ volontaire plutôt que d'attendre une mise à la retraite. L'écart peut représenter plusieurs milliers d'euros pour une carrière longue.

Convention collective BTP : ce qui s'applique aux ouvriers

Pour un ouvrier du BTP, la convention collective applicable dépend de son secteur précis : bâtiment (IDCC 1596) ou travaux publics (IDCC 1702). Ces conventions peuvent renforcer le barème légal, mais leurs dispositions en matière d'indemnité de départ à la retraite ne sont pas toujours plus favorables pour la catégorie ouvrière.

La convention collective nationale des cadres des travaux publics, consultable sur Légifrance, prévoit explicitement un taux de 3/10 de mois de salaire par année d'ancienneté pour les années au-delà de 10 ans (source : Légifrance, KALICONT000032437525). L'indemnité est plafonnée à 8 mois de salaire. Ce texte vise spécifiquement les cadres, pas les ouvriers.

Pour la catégorie ouvrière, c'est le barème du Code du travail qui s'applique à défaut de stipulation conventionnelle plus généreuse. Avant de chiffrer vos droits, procurez-vous le texte intégral de votre convention collective (IDCC 1596 ou 1702) et vérifiez l'existence d'une clause spécifique "indemnité de départ à la retraite". Un délégué syndical ou un conseiller du salarié peut vous aider à l'interpréter.

À noter : même si votre convention ouvrière ne prévoit rien de spécifique, le seul barème légal peut déjà aboutir à un montant conséquent pour une carrière longue (voir le cas pratique plus bas).

Quelle est l'indemnité de fin de carrière pour un ETAM BTP ?

Les ETAM (employés, techniciens et agents de maîtrise) du BTP sont couverts par des conventions collectives distinctes de celles des ouvriers, avec potentiellement des barèmes spécifiques. En l'absence de disposition conventionnelle plus favorable, le barème légal s'applique : 1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans d'ancienneté, puis 1/3 (11-15 ans), 1/2 (16-20 ans), 2/3 (21-25 ans) et 1 mois au-delà.

La convention collective des ETAM peut prévoir des taux majorés ou un plafond différent. Un ETAM du bâtiment (IDCC 1596) doit se référer au texte conventionnel en vigueur, accessible sur Légifrance. Les partenaires sociaux du BTP ont historiquement négocié des garanties de fin de carrière spécifiques, distinctes selon les catégories professionnelles.

Le plafond de 8 mois de la convention cadres BTP (source Légifrance)

La convention collective nationale des cadres des travaux publics fixe un taux de 3/10 de mois par année d'ancienneté pour les années au-delà de 10 ans, avec un plafond absolu de 8 mois de salaire (source : Légifrance, convention du 27 février 2003 étendue).

Ce plafond de 8 mois joue un rôle de butoir pour les carrières très longues. Prenons un cadre ayant 30 ans d'ancienneté : le barème conventionnel donnerait 20 × 3/10 = 6 mois pour les années au-delà de 10 ans, auxquels s'ajoutent 10 × 1/4 = 2,5 mois pour les 10 premières années (si le barème légal s'applique pour cette tranche). Total = 8,5 mois, ramené à 8 mois par le plafond conventionnel.

Ce plafond ne concerne que les cadres des travaux publics. Pour les ouvriers, aucune disposition similaire n'est identifiée dans les textes conventionnels librement accessibles.

Rôle de la convention collective : quand joue-t-elle ?

La convention collective joue un rôle supplétif : elle améliore le socle légal quand elle est plus favorable, mais ne s'y substitue jamais dans un sens défavorable au salarié (principe de faveur).

Concrètement, un ouvrier du BTP doit comparer trois sources :

  • Le barème du Code du travail (plancher absolu)
  • Les dispositions de sa convention collective (bâtiment IDCC 1596 ou travaux publics IDCC 1702)
  • Son contrat de travail (clause éventuelle plus favorable)

La source la plus généreuse l'emporte. Si la convention collective ouvrière ne prévoit rien, le Code du travail s'applique intégralement. C'est le scénario le plus fréquent pour les ouvriers, les négociations de branche ayant davantage porté sur les cadres et ETAM.

Attention : ne transposez pas mécaniquement le barème cadres (3/10, plafond 8 mois) à votre situation d'ouvrier. Seule votre convention collective personnelle fait foi.

Comment calculer le salaire de référence

Le salaire de référence est la base de calcul de l'indemnité. Le Code du travail impose de retenir la formule la plus avantageuse pour le salarié parmi deux méthodes (article R1234-4).

Appliquer la mauvaise méthode peut coûter cher. Un salarié dont les trois derniers mois incluent des heures supplémentaires ou une prime exceptionnelle aura tout intérêt à privilégier la moyenne trimestrielle. À l'inverse, un salarié dont le salaire a baissé en fin de carrière (mi-temps thérapeutique, passage à temps partiel) gagnera à retenir la moyenne annuelle.

À noter : les juges vérifient que l'employeur a bien retenu la méthode la plus favorable. En cas d'erreur, le salarié peut réclamer un complément d'indemnité par lettre recommandée, puis saisir le conseil de prud'hommes.

Méthode 1 : moyenne des 12 derniers mois

Première méthode : la moyenne mensuelle des 12 derniers mois précédant la notification du départ à la retraite. On additionne tous les salaires bruts perçus (salaire de base, heures supplémentaires, primes mensuelles récurrentes) sur les 12 mois glissants, puis on divise par 12.

Cette méthode lisse les variations saisonnières, fréquentes dans le BTP (intempéries, chômage technique, activité réduite en hiver). Elle est souvent plus favorable pour les ouvriers dont le salaire fluctue selon les chantiers.

Méthode 2 : moyenne des 3 derniers mois

Seconde méthode : la moyenne mensuelle des 3 derniers mois de salaire brut. On additionne les salaires des trois mois précédant la notification du départ, primes inclues, puis on divise par 3.

Cette méthode avantage les salariés dont la rémunération a augmenté en fin de carrière (heures supplémentaires concentrées, prime de chantier, 13ᵉ mois versé sur le trimestre). Un ouvrier qui a enchaîné les heures sup' sur un gros chantier juste avant son départ aura intérêt à faire ce calcul.

Éléments de rémunération à inclure ou exclure

Tous les éléments de rémunération ne sont pas pris en compte. Sont inclus dans le salaire de référence : le salaire de base, les heures supplémentaires, les primes contractuelles récurrentes (ancienneté, rendement, assiduité), les avantages en nature.

Sont exclus : les remboursements de frais professionnels, les primes d'intéressement et de participation, les indemnités de congés payés (elles font l'objet d'un versement distinct) et les gratifications exceptionnelles sans caractère contractuel.

Pour un ouvrier du BTP, les primes de panier, de trajet et d'outillage sont généralement considérées comme des remboursements de frais et donc exclues du salaire de référence. Les primes d'ancienneté et de rendement, en revanche, y sont intégrées.

Cas pratique chiffré : un ouvrier BTP avec 22 ans d'ancienneté

Prenons le cas d'un ouvrier du BTP, 62 ans, 22 ans d'ancienneté dans la même entreprise, qui décide de partir volontairement à la retraite. Son salaire mensuel brut de référence est de 2 100 € (ordre de grandeur courant pour un ouvrier qualifié du secteur).

Appliquons le barème du Code du travail, tranche par tranche :

  • 10 premières années : 10 × 1/4 = 2,5 mois de salaire
  • Années 11 à 15 (5 ans) : 5 × 1/3 ≈ 1,67 mois de salaire
  • Années 16 à 20 (5 ans) : 5 × 1/2 = 2,5 mois de salaire
  • Années 21 et 22 (2 ans) : 2 × 2/3 ≈ 1,33 mois de salaire

Total : 2,5 + 1,67 + 2,5 + 1,33 = 8 mois de salaire brut. Soit 8 × 2 100 € = 16 800 €.

Si la convention collective applicable à cet ouvrier prévoit un taux plus favorable (par exemple 3/10 de mois par année au-delà de 10 ans, à l'image de la convention cadres), le résultat serait légèrement inférieur : 10 × 1/4 = 2,5 mois + 12 × 3/10 = 3,6 mois, soit 6,1 mois ou 12 810 €. Le barème légal resterait donc plus avantageux dans cette configuration : ce qui illustre l'intérêt de comparer systématiquement les deux bases.

Ce résultat de 16 800 € reste indicatif. Le montant exact dépend du salaire de référence retenu (moyenne 12 mois ou 3 mois) et des dispositions propres à votre convention collective. Pour une estimation personnalisée, utilisez notre outil de simulation d'indemnité de départ à la retraite.

Erreur courante : confondre l'indemnité légale et la prime de fin de carrière PRO BTP

Beaucoup d'ouvriers du BTP pensent à tort que l'indemnité versée par l'employeur et la prime de fin de carrière PRO BTP se cumulent intégralement et automatiquement. La réalité est plus nuancée.

PRO BTP est l'organisme de prévoyance du secteur. Il verse une prime de fin de carrière aux salariés affiliés qui liquident leur retraite, sous conditions d'ancienneté dans la profession et de durée d'affiliation au régime. Cette prime est distincte de l'indemnité de départ employeur : elle est financée par les cotisations salariales et patronales versées tout au long de la carrière, pas par l'entreprise.

L'erreur classique consiste à solliciter PRO BTP sans vérifier les conditions d'éligibilité, ou à considérer cette prime comme un dû automatique. Or, certaines conventions ou accords d'entreprise peuvent prévoir des clauses de non-cumul partiel entre la prime PRO BTP et l'indemnité employeur. Un trop-perçu peut donner lieu à une demande de remboursement.

Contactez PRO BTP en amont de votre départ pour connaître précisément vos droits et les éventuelles interactions avec l'indemnité employeur. Le site service-public.fr détaille les conditions d'éligibilité à la prime PRO BTP.

Fiscalité et charges sociales de l'indemnité de départ

Le régime fiscal et social de l'indemnité dépend du motif du départ. Pour un départ volontaire, l'indemnité bénéficie d'une exonération d'impôt sur le revenu dans la limite du plus élevé des trois montants suivants : le montant légal ou conventionnel, deux fois la rémunération annuelle brute de l'année N-1, ou 50 % de l'indemnité perçue, plafonnée à 6 fois le PASS, soit 288 360 € en 2026 (source : article 80 duodecies du CGI).

Au-delà de cette limite, la fraction excédentaire est imposable à l'impôt sur le revenu. L'indemnité de départ volontaire est également exonérée de cotisations sociales dans la limite du plus élevé entre le montant légal/conventionnel et 2 fois le PASS (soit 96 120 € en 2026).

Pour une mise à la retraite, le régime est celui des indemnités de licenciement : exonération fiscale et sociale dans les mêmes plafonds, mais l'indemnité reste soumise à CSG-CRDS sur la part excédant le montant légal ou conventionnel.

Attention : ces règles s'appliquent sous réserve de votre situation personnelle. Consultez un professionnel ou le site impots.gouv.fr pour une analyse adaptée à votre cas.

Comment obtenir la prime de fin de carrière : démarches pratiques

Voici les étapes concrètes pour sécuriser le versement de votre indemnité :

  1. Identifiez votre convention collective : relevez l'IDCC sur votre bulletin de salaire (1596 pour le bâtiment, 1702 pour les travaux publics), puis consultez le texte intégral sur Légifrance.

  2. Calculez votre ancienneté exacte : date d'entrée dans l'entreprise jusqu'à la date de départ projetée, en tenant compte des périodes de suspension du contrat (congé sabbatique, disponibilité).

  3. Déterminez votre salaire de référence : calculez les deux moyennes (12 mois et 3 mois) et conservez le montant le plus élevé.

  4. Adressez une demande écrite à votre employeur : utilisez un modèle de lettre de départ à la retraite en recommandé avec accusé de réception, en mentionnant votre ancienneté et en sollicitant le calcul détaillé de l'indemnité. Respectez le préavis conventionnel (généralement 2 mois pour un ouvrier).

  5. Sollicitez PRO BTP en parallèle : faites une demande de prime de départ à la retraite auprès de l'organisme pour connaître le montant de votre prime de fin de carrière.

  6. Vérifiez le calcul de l'employeur : comparez le décompte reçu avec votre propre simulation. En cas de désaccord, contestez par écrit avant la date de départ.

Conservez l'ensemble des justificatifs : contrat de travail, bulletins de salaire des 12 derniers mois, courriers échangés, décompte d'indemnité. Le délai de prescription pour une action en rappel d'indemnité est de 3 ans.

Points clés

  • Le barème légal du Code du travail impose une ancienneté minimale de 10 ans pour toucher l'indemnité de départ volontaire
  • La convention collective BTP peut prévoir un taux majoré (3/10 de mois par année au-delà de 10 ans pour les cadres, plafonné à 8 mois)
  • Le salaire de référence retient la formule la plus favorable : moyenne des 12 derniers mois ou moyenne des 3 derniers mois
  • L'indemnité de départ volontaire bénéficie d'une exonération d'impôt dans certaines limites (sous réserve de votre situation)
  • Ne pas confondre l'indemnité employeur avec la prime PRO BTP : ce sont deux dispositifs distincts avec leurs propres règles de calcul

Sources

Fiche pratique

Ancienneté minimale (départ volontaire)10 ans dans l'entreprise
Barème légal (départ volontaire)1/4 mois/an (≤10 ans) puis 1/3 (11-15), 1/2 (16-20), 2/3 (21-25), 1 mois (>25)
Barème légal (mise à la retraite)1/4 mois/an (≤10 ans) + 1/3 mois/an (>10 ans), plancher 1/5 mois/an
Convention cadres BTP3/10 de mois/an au-delà de 10 ans, plafond 8 mois (Légifrance)
Salaire de référenceplus favorable entre 1/12 des 12 derniers mois et 1/3 des 3 derniers mois
Régime fiscal (départ volontaire)Exonération d'impôt dans la limite du plus élevé entre montant légal/conventionnel, 2× rémunération N-1, ou 50 % de l'indemnité (plafond 288 360 € : 6 PASS 2026)
Contact officielservice-public.fr (fiche F2616) : code.travail.gouv.fr

Ces informations sont données à titre indicatif et ne remplacent pas l'avis d'un conseiller financier. Étudiez votre situation avec un professionnel agréé avant de vous engager.

Vos questions

Qui paie les indemnités de départ à la retraite ?

C'est l'employeur qui verse l'indemnité de départ à la retraite directement au salarié, au moment de la rupture du contrat de travail. Cette indemnité est distincte de la prime de fin de carrière éventuellement versée par PRO BTP, l'organisme de prévoyance du secteur, qui obéit à des conditions et un financement différents (cotisations salariales et patronales).

Quelle retraite pour un ouvrier ?

Un ouvrier du BTP perçoit sa retraite de base de l'Assurance retraite (Cnav/Carsat) et sa retraite complémentaire Agirc-Arrco, calculées sur l'ensemble de sa carrière. Le montant dépend du salaire annuel moyen des 25 meilleures années (régime de base) et du nombre de points accumulés (complémentaire). Les ouvriers du BTP peuvent aussi bénéficier de la prime de fin de carrière PRO BTP, versée sous conditions d'ancienneté et d'affiliation.

Quelle est l'indemnité de fin de carrière pour un ETAM BTP ?

Les ETAM (employés, techniciens et agents de maîtrise) du BTP relèvent de conventions collectives spécifiques qui peuvent prévoir un barème plus favorable que le minimum légal. Le barème légal (Code du travail) constitue le plancher : 1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, puis 1/3, 1/2, 2/3 et 1 mois selon la tranche d'ancienneté (départ volontaire). Il est impératif de vérifier sa convention collective applicable (IDCC 1596 pour le bâtiment, IDCC 1702 pour les travaux publics) car des majorations de branche existent.

Comment obtenir la prime de fin de carrière ?

Pour obtenir votre prime de fin de carrière, adressez une demande écrite à votre employeur au moins un mois avant la date de départ envisagée, en rappelant votre ancienneté et en sollicitant le calcul de l'indemnité. Vérifiez au préalable votre convention collective applicable et rapprochez-vous de PRO BTP pour la prime complémentaire de l'organisme de prévoyance. Conservez tous les justificatifs : contrat de travail, bulletins de salaire, courriers échangés.